14 juillet taurin à Plaisance-du-Gers
La peña " Vivement 5 heures " avait remarquablement organisé la journée :
Le matin, capea gratuite et gros succès populaire
Deux añojos de Michel Agruna pour les jeunes Clementito de l’école taurine d’Hagetmau et le tout petit Josete de l’école de Colmenar Viejo. C’est ce dernier qui, mieux servi par le sorteo, triomphe et reçoit le prix offert par les areneros.
Quant à la vache proposée aux amateurs, parce que trop savante, elle eut beaucoup de mal à en rencontrer de près.
A 18 h, novillada sans picador
Six erales du Lartet (Paul et Jérôme Bonnet) pour Diego Fernández (école de Madrid), Mario Dieguez (école de Séville), Javier Jiménez Avecilla (école d'Espartinas)
Excellents, ces erales du Lartet ! Jolis, bien présentés, mettant la tête mais vifs pour la plupart et réclamant un minimum de lidia. Deux furent primés d’une vuelta.
Le premier, Pintor, castaño, qui serrait à gauche dans la cape, fut le moins intéressant du lot, faible, ployant les antérieurs et rapidement bouche ouverte.
Diego Fernández essaye bien de conserver sa muleta haute mais sans grande conviction. Il termine par un pinchazo suivi d’une très vilaine atravesada. Zéro !
Le quatrième, Quemadura, un joli negro bragado, avait une charge franche et tenait la distance. Diego débuta assez bien à la cape et déclencha la musique muleta en main. Mais ça devait rapidement aller a menos. Fin catastrophique par deux épées plantées au niveau de l’épaule L’animal meurt d’ennui et d’hémorragie.
Mario Dieguez affronte le deuxième animal, Tonteando, castaño, très bien présenté
Cañada ne brille pas aux banderilles.
Muleta brouillonne pour ne pas dire torchonnée . Le becerro méritait mieux. Fin pénible ayant nécessité cinq assauts : un mete y saca, puis une lame entre chair et peau, puis une atravesada, puis un pinchazo et enfin une épée concluante.
Tesoro, le quatrième, un negro, qui montra toute sa noblesse à la cape et permit un joli quite à Javier Jiménez, fut encore gâché à la muleta. Fin par trois pinchazos, un avis et enfin une épée qui a, au moins, le mérite de l’efficacité..
Javier Jiménez qui était accompagné du directeur et professeur de son école d’Espartinas, en la personne de Antonio Ruiz Rodríguez autrement dit « Espartaco padre », allait sauver la novillada et révéler les dimensions des erales du Lartet.
Il reçoit le troisième, Protagonista, un beau castaño par deux largas de rodillas suivies de lances spectaculaires.. Le ton est donné !
El San Gilén se distingue par deux bonnes paires de banderilles.
Excellente entame par derechazos. Musique immédiate. C’est un peu plus difficile à gauche mais le bond novillero gère très bien. La faena se poursuit avec dominio et alegria.
Deux pinchazos et une épée atravesada n’empêcheront pas l’octroi de l’oreille.
La vuelta est accordée au novillo.
Severo, le dernier, le plus volumineux du lot, un magnifique negro, est l’occasion de jeux de capes splendides. Le public est heureux.
Musiques dès le premières passe de muleta. Le taurillon est inlassable et Javier torée a gusto. Il ne sait plus, péché de jeunesse, s’arrêter et, dans un final à genoux, il prend un tampon et subit une voltereta.
Estocade tombée. Descabellos.
Deux oreilles un peu généreuses. Vuelta au torito tout à fait méritée.
En conclusion, ces jeunes apprentis ont eu à affronter un fameux bétail. Diego Fernández et Mario Dieguez ont encore beaucoup à apprendre.
Javier Jiménez a montré d’indéniables qualités et leur a été bien supérieur. Il lui reste à mieux assurer son épée.
Grand triomphe des Bonnet père et fils.
Plaisance du Gers s'inscrit avec bonheur dans ce riche panorama des novilladas du Sud-Ouest qui séduit et attire de plus en plus d’aficionados.
Encore bravo à " Vivement 5 heures " !