Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

 

Vendredi 17 juillet, corrida de La Quinta à Mont-de-Marsan

Deux reseñas de même tonalité :

( I )

Une corrida décevante pour l’aficionado a los toros

L’encierro de La Quinta, triomphateur l’an dernier dans ces mêmes arènes, ouvrait cette feria montoise 2009. Les six pupilles d’Alvaro Conradi portaient tous, avec quelques variantes, leur costume classique cardeño de la casa Santa Coloma par Buendía.
Du côté des diestros, on notait le retour du Fundi qui reprenait l’épée après son traumatisme crânien et sa cornada de Tolède. El Juli et Juan Bautista accompagnaient le chef de lidia.

Le premier toro de l’envoi, Doradito, né en octobre 2004, reçu deux piques, poussant sous la première moins sur la seconde. Il montra quelques signes de faiblesse lors de ce premier tiers qui ne l’empêcheront pas pourtant d’accompagner les deux banderilleros jusqu’aux tablas lors des trois poses de palos. A la muleta, le Fundi se méfie de son adversaire. Très loin du toro à droite, il restera inédit à gauche, et même fuyant sur sa première tentative avec l’acier… Bajonazo au deuxième essai. Silence.

Famoso, de février 2005, sort du toril en deuxième position.  Il n’ira qu’une seule fois au cheval où il sera plutôt défensif en donnant des coups de tête. Le La Quinta ne sort pourtant pas seul du peto mais le président Javier Molero de Bilbao obéit aux ordres du maestro… Au deuxième tiers, l’animal suivra les peons sur les deux premières poses. Avec la flanelle, le Juli assure une faena moyenne sur les deux cornes sans s’investir, restant souvent profilé et usant du pico. Il saluera aux tiers après une entière latérale.

Chocolatero, né en octobre 2004, n’est pas intéressé par la cape de Jalabert. Une seule rencontre également pour le cornu qui ne s’emploi pas sous la pique, la présidence ayant encore une fois décidé de suivre favorablement à la demande de changement de tercio du matador. Une seule poursuite jusqu’aux tablas lors de la première pose des bâtons. Le Santa Coloma répondra au premier cite de l’Arlésien en partant de 10 mètres donnant à la  première série droitière une facture allurée. Puis l’animal baissera de ton, surtout à gauche. Le français ne réalisera qu’une faena quelconque. Deux épées médiocres achèveront le toro. Palmitas.

Polluelo, du deuxième mois de 2004, sera reçu par une pseudo-série de véroniques du Fundi. Pedro laisse filer son adversaire au cheval sans mise en suerte ! Le cardeño pousse sous une longue puya puis se montre plus défensif. Lors de la seconde pique, il s’éteindra rapidement. Peu mobile au deuxième tiers, il essuiera quelques droitières et ayudas lointaines et profilées. Ce n’est que le fantôme du Fundi qui est sur la sable. Polluelo sera couché par une demi delantera. Silence…

Borrero, de novembre 2004, freine dans la cape du Juli. Lors de la première rencontre, le picador « ripe » sur le dos de l’animal qui partira une seconde fois au cheval mais en sortira en donnant des signes de mansedumbre. Andarin en début de faena, il ne permettra pas au Juli de se placer tranquillement. Le madrilène parviendra néanmoins à dominer le toro et profitera alors de son embestida pour réaliser une faena bien huilée qui portera sur le public. Une entière un peu latérale et deux oreilles pour le matador, une de trop. Applaudissements à l’arrastre.

Le dernier du lot, Llavero né en février 2005, est intéressé par le capote mais ne permet pas la réalisation de passe. Encore une monopique carioquée, pompée, sans mise en suerte. Les péons aux ordres du maestro tarde pour le quite… Malgré cette lidia désastreuse, Baustista ne se gênera pas pour brinder son adversaire au public ! Le toro ira a menos. De bonne charge dans un premier temps, il deviendra plus réfléchit et aura tendance à filer vers le toril. Le français composera toutefois quelques derechazos convenables. Une demie au premier coup aura raison de l’astado. Salut.

Bref, une corrida décevante pour l’aficionado a los toros. Aux premiers tiers, 9 piques sans mise en suerte, sans mise en valeur des toros. Des La Quinta quelconques et sans piquant par la suite. Aucune lidia… A oublier !
Le Juli sort a hombros pour faire la « une » du « canard » local le lendemain…

Le nouveau tandem Sara-Guillaume affichait le « no hay billete » depuis quelques jours déjà.

La météo incertaine jusqu’au dernier moment n’influença pas la donne de cette course.

( II )

Un pensum

Corrida de LA QUINTA pour José Pedro PRADOS "EL FUNDI", Julian LOPEZ "EL JULI"et Jean-Baptiste JALABERT "JUAN BAUTISTA".

Après les Baltasar Ibàn d'Aire sur l'Adour, encore une belle déception quant à l'élevage. Lot présenté sans excès de poids, armé correctement, et ça s'arrête là.
On n'attendait pas des Santa Coloma de D. Alvaro Martinez Conradi ce fond de faiblesse latente et cette noblesse proche de la bêtise.
Pour la bravoure, trois mono-piques accordées par une présidence aux ordres et le fait que l'on aurait dit que les picadors s'étaient donné le mot pour piquer n'importe comment n'ont pas aidé à clarifier les choses.

Ajoutez un Fundi relevant de deux blessures, qui doute, recule, se fait poursuivre et tue péniblement en passant par le large, en un mot méconnaissable, et vous aurez une idée du pensum que fut cette course.

Les optimistes m'objecteront qu'El Juli a quasiment "inventé" un toro (le 5ème) devant nos yeux : à force de volonté, d'aguante et de technique, il réussit à tirer de l'eau de cette "pierre" bizarre, faible, manso, compliqué, dont on se demandait par moments s'il y voyait. Il est vrai que tout cela est admirable, mais le ronchon que je suis pense que cela aurait été beaucoup mieux si ce "toro" avait existé, plutôt que de devoir "l'inventer".

Quant à Juan Bautista, à son 1er toro, il semblait parfois tellement concerné que je me suis demandé ce qu'il faisait là et j'ai cru que, peut-être, lui se le demandait aussi.

L'aficion ressemble souvent à un long chemin de croix, qui compte beaucoup plus de 14 stations …

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