Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Dimanche 19 juillet, corrida de Fuente Ymbro à Mont-de-Marsan

 
Corrida de FUENTE YMBRO pour Julien LESCARRET (blanc et or), Sergio AGUILAR (violet et or) et Luis BOLIVAR (bleu marine et or). 

Lot présenté et armé correctement dans l'ensemble, âgé de plus de 4 ans et demi, de comportement varié et intéressant. De là à en faire un triomphe, il y a une limite que le bon sens et l'honnêteté devraient empêcher de franchir ! Ajoutons au chapitre des satisfactions : deux premiers tiers intéressants, quelques piques en place, et, peut-être avant tout, aucune mono-pique ; comme quoi, quand on veut … 

1er (4 ans 8 mois) : castaño colorado lourd et musculeux, bien armé, reçu par véroniques, chicuelinas et demie. Piqué par Rafael Sauco, il rue et se défend, puis obtient la chute du cheval, plus par surprise que par force, et récidive à la 2ème rencontre, après avoir gratté ; remis en suerte dans les raies (!), il pousse un peu à la 3ème. Pas de poursuite des hommes aux banderilles.
Mobile, il avertit de suite à droite, puis saute au visage de Julien à la 2ème série ; après une 3ème série sur la même corne (pourquoi ?), il se retourne sèchement et avertit aussi à gauche. Le matador ré-essaie à droite pour une série pour moi trop longue, puis, faute
de pouvoir dominer son adversaire, il opte pour des passes de châtiment et conclut d'un pinchazo et d'une quasi-entière basse et en avant. Salut aux tiers et applaudissements à l'arrastre. 

2ème (4 ans 4 mois) : beau negro, long et un peu ensellé, il fait une sortie calme, il secoue sous une pique en place, puis s'éteint sur le quite et subit la 2ème rencontre sans rien montrer. Quite élégant de Bolivar et 2ème tiers correct sans plus. Face à cet animal noble, soso, de charge molle, Aguilar sert une faena propre, marginale, en un mot "moderne", c'est-à-dire pour moi fade et vite lassante. Ne pouvait-il se croiser un peu plus ? Mais le public semble ravi, alors tout va bien … d'autant plus que le torero conclut par des manoletinas.
Entière en avant et oreille (bof !). 

3ème (à un mois de fêter ses 6 ans !) : ce vétéran sort calmement et se met au centre de la piste ; la corne gauche paraît raccourcie. Il pousse en trois piques (1ère trasera et carioquée), mais sort seul de la 2ème. Il suit au 2ème tiers, mené efficacement par la belle cuadrilla de Bolivar. Avec un vrai tio, pourquoi ce dernier entame-t-il sa faena par une passe changée au centre, qui résulte très serrée ? L'animal arrive violent dans la muleta, serre l'homme et n'est pas loin de le poursuivre, puis se réserve … pour le raccompagner aux planches poliment mais fermement au moment du cadrage. Echec à la mort avec 1/4 de lame en avant, 1/3 de lame bas et en avant avec poursuite et entière prudente en avant ; longue agonie, le descabello n'étant plus possible de par la position de la tête. Avis et division. Applaudissements avec une petite pétition de vuelta, heureusement sans suite.     

4ème (4 ans 10 mois) : negro armé large, réservé et faiblard, il subit sans plus deux piques de Marc Raynaud (1ère en place, 2ème placé de (trop) près, manquée et replacée). Le toro se fige aux banderilles, limitées à deux paires, puis cherche le toril. Julien le ramène au centre et fait ce qu'il peut, se faisant accrocher le leurre à chaque passe par cet animal tardo, bronco, qui s'agenouille plusieurs fois. Final par aidées et entière en travers, suivie de deux descabellos portés sans l'aide de la cuadrilla. Salut aux tiers.

5ème (4 ans 9 mois) : negro armé correctement, légèrement bizco, reçu élégamment par véroniques genou ployé, puis pieds joints. Il prend deux piques dans l'épaule, au même endroit, sans mise en suerte à la 1ère, poussant de la corne droite. Beau quite de Bolivar en frente por detràs, revolera et larga, suivi d'un tercio bien moyen. La charge est bizarre, tantôt rapide, tantôt lente, et souvent sinueuse. Après des doblones soignés, Aguilar cite de loin, muleta en avant, se croisant, templant et alternant droite et gauche. Le toro s'éteint hélas              
assez rapidement et tombe de suite après une entière un peu basse. 2 oreilles généreuses, mais au moins accordées en une fois !

6ème (4 ans 8 mois) : Negro listón, piqué légèrement en deux rencontres (par Ismael Halcon ?), soulevant le cheval à la 1ère. Les peones se montrent encore très professionnels aux banderilles, périlleuses, car le toro les attend pour charger. Bolivar cite de loin un animal mobile et noble, mais manquant de force. La faena est propre, sans trop obliger l'adversaire, le laissant respirer entre les séries, l'homme se croisant au moins  la 1ère passe. Final par aidées hautes et passe du mépris. L'entière basse, portée sincèrement et d'effet rapide déclenche de nouveau l'octroi de deux oreilles, là encore généreuses, mais accordées en même temps.                                                                                                                                                                                                                       
Présidence : Marcel Garzelli.                                                                                                          

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