Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Samedi 25 et dimanche 27 juillet, feria du toro à Beaucaire

Samedi 25 juillet, matin : Concilier l’inconciliable

Le but certes louable de drainer le public aux arènes ne doit pas s’effectuer à tous prix et sans un minimum d’initiation, d’accompagnement  faute de quoi, l’éthique de la tienta est bafouée.
Je m’explique : Par essence la tienta se déroule en privé dont avec peu de spectateurs et surtout avec la présence en piste d’un « maestro » ou tout au moins d’une personne présentant quelques garanties. Sans ces deux conditions cumulatives l’exercice est voué à l’échec pour la ganadero qui ne peut pas juger ses pupilles dans de bonnes conditions. L’objectif recherché n’est pas atteint.
Propositions suggérées pour remédier aux inconvénients ci-dessus : Annonce au micro invitant le public au silence et pourquoi ne pas demander aux directeurs d’écoles taurines ou autres responsables habilités de diriger la brega de leurs élèves ?

Le trophée de la 1° épée mettait en présence Cristo JUANES des Stes Maries de la Mer qui s’applique à la mise en suerte en augmentant la distance à chaque fois. L’animal passe bien sur les cornes. Le piéton fait état d’un répertoire varié.
La 2° becerra échue à François PIAZZA de Nîmes montre des signes de faiblesse. Faena essentiellement gauchère et bousculade. On retient sa vaillance.
Le 3° impétrant Joao MACHADO de Béziers se retrouve en présence d’un animal plus réservé dont il ne put canaliser la charge. A revoir car un peu vert.

Le vainqueur est PIAZZA qui doit se colleter avec un becerro de bonne présentation, avec du trapío et des cornes. L’embestida franche avec un certain genio a vite débordé le piéton. A gauche le phénomène s’accentue et le jeune est soulevé sans mal. Une épée trasera, la seconde basse. 2 oreilles . L’arrastre est applaudi avec sortie lente.

Samedi 25 juillet, après midi : PALHA, le mythe s’estompe…

Bonne demi arène - temps chaud - léger vent

Les toros Portugais d’un poids moyen de 538 Kg(de 595 Kg à485 Kg le 4°) prirent 14 piques et furent applaudis à l’arrastre, sauf le 5°. Ils ont donné un jeu varié et inégal.

PADILLA (ivoire et or) laissa passer le 1° toro qui prit 3 piques sans trop rechigner. Banderilles partagées avec SAVALLI dont la dernière paire al violín.
Entame de faena prudente, la maestro travaille à la voix. A gauche le toro semble mieux passer et une série est dessinée. Musique. Le style « tremendiste » revient au galop : genoux à terre, passes données en regardant le public, pendule, et inévitables manoletinas en fin de faena.
2 pinchazos, la 4° tentative est conclue par une épée entière à l’effet rapide Le toro est mort la bouche fermée. Salut au tiers.

Le 4° est reçu par de bonnes véroniques le compas écartée et genoux pliés qui dénotent une certaine motivation. 2 Piques traseras et quite par afaroladas. Le maestro pose lui même les banderilles, l’ultime al violín de façon sincère. La faena débute à genoux. Le bicho ne présente aucun vice et aucun derrote , le maestro s’enroule par deux fois autour de lui en lui faisant trois tours complets en « templant » bien, en regardant les tendidos. Musique. Tournez manége ! Le tout ponctué par un desplante a cuerpo limpio de rodillas. 1 pinchazo et une entière à l’effet rapide. Forte pétition. Deux oreilles et mouchoir bleu (généreux)

LESCARRET (ébène et or) Son 1° adversaire faible, difficile à se fixer est bien pris dans les plis de la cape. Ne pousse pas sous le fer. Parones de SAVALLI. Le toro répond de loin aux « cites » effectués main basse et vient à la moindre sollicitation. A gauche il humilie bien et fait une 2° vuelta de campana. 2 pinchazos 1 entiére  rapide. Très faible pétition. Salut . Début de vuelta protestée donc interrompue.
Son 2° sort en « rematant » et met bien la tête sur les 2 cornes . Après avoir pris 3 piques ( picotazo la derniére) des signes de faiblesse apparaissent. Les banderilles son posées une après l’autre. Le toro est tardo, ne répond pas à tous les coups, les passes sont données sans vraiment toréer. 2 pinchazos -1/2 lame la 4 °entière est trasera.

SAVALLI (cardinal et or) accueille son 1° par trois largas de rodillas. Après les 2 piques les banderilles sont partagées avec PADILLA. L’entame de faena un pied à l’estribo et une main sur la barrière lui permet de délivrer 5 passes sans broncher. Cité de loin, le toro répond bien volontiers. A gauche une série bien « templée » déclenche la musique. On note une cambiada dans le dos, mais le style est quelque peu haché, heurté bien que le torero s’enroule bien autour de l’animal. 2 pinchazos, 1 avis 3/4 de lame et descabello . Arrastre applaudi.
Son 2° adversaire après avoir « rematé » un burladero se dépointe la corne gauche. Le toro est mansote et gratte le sol. Après 2 piques(dont la 1° aurait s’achever par un batacazo sans la barrière salvatrice) Medhi ne banderille pas. Brindis à Alberto AGUILAR. Le torero n’arrive pas à trouver le sitio face à un adversaire récalcitrant. 2 épées sans engagement.

NB La sortie a hombros du mayoral est généreuse.

Dimanche 26 juillet, matin : Novillada minimaliste

1/3 d’arènes temps chaud.

Les patas blancas de Monteviejo, biens dans le style et de bonne présentation, se sont peu livrés et ont manqué d’allant de façon générale.

Nuno CASQUINHA (Nacre et argent) reçoit son 1° adversaire légèrement bizco par de bonnes véroniques ponctuée par une rebolera, à l'issue desquelles le bicho donne quelques signes de faiblesse. Il prend deux piques sans pousser, la 2° de plus loin sans véritable charge. La faena se déroule sans émotion bien que le novillo humilie bien. Pinchazo, entière. L’animal meurt la bouche fermée.
Son second novillo est de même acabit, savoir : signe de faiblesse d'entrée, novillo de demi charge, se retournant vite. L'homme est déçu car on a vu son envie évidente de bien faire. 3 pinchazos et 3/4 de lame après avis.

Marco LEAL (sang et or) livrera une faena rapide (6 minutes) à un novillo donnant peu de jeu. On note un quite serré d'AREVALO aux termes duquel les banderilles sont partagées
La faena débute avec la gauche et celle-ci tourne court par manque de charge de l'animal. Une entière sur le côté.
Son 2° adversaire fait une vuelta de Campana, prend deux piques sans pousser, et donne des signes de faiblesse avant les banderilles dont la dernière paire al violín. Brindis à MECA.Entame gauchère prudente. L'animal sent le sable. Les passes sont plus arrachées que consenties par l'animal. Torpeur sur les tendidos. Pinchazo et une entière sincère avec puntazo dans la cuisse droite. Une oreille.

Jose AREVALO (bleu lagon et or) est un garçon motivé avec le comportement d'un novillero et nous gratifie de deux largas de rodillas. Partage des banderilles avec LEAL. Le bicho possède plus de motricité que les précédents, mais toutefois la charge est courte et désordonné avec quelques derrotes. Le combat est effectué avec courage avec les sempiternelles manolenitas. Sur le coup d'épée le bicho se couche. Aucune tentative des péons pour le relever et il « puntillé ». Salut.
A l'instar de son 1° novillo, le second est reçu par trois largas de rodillas, avec alegria. Enfin on assiste à une pique digne de nom car le novillo pousse bien . La dernière paire est posée al quiebro. Le novillero tente de toréer alors que l'animal va a menus. A la mort de celui-ci il a des difficultés à se fixer. La 1° épée est mise al encuentro, basse. Pinchazo, aviso et entière
trasera.

Dimanche 26 juillet, après midi : Des Victorinos insipides...

Quasi plein-temps chaud

Au vu de la tarde, il est bien loin le temps où les toros cárdenos « embistaient » sans cesse , en humiliant à souhait, le museau au niveau du sable, en faisant l'avion.

Ils prirent 13 piques pour 5 toros - 566 Kg de moyenne toujours pour 5 toros.
Bonne présentation en pointe. Ils donnèrent un jeu inégal et eurent un moral très en deçà duquel on était en droit de s'attendre. Les deux piétons se mirent hélas à l'unisson sur ce dernier point.

EL FUNDI (Vert bouteille et or) gagne du terrain face à son premier, bizco qui a « rematé ».Il reçoit 3 piques (la 1° avec batacazo après une mise en suerte de près - reste collé (à tête rectiligne sur la deuxième et ne pousse pas sur la dernière). FUNDI ne banderille pas ; et il va expédier les affaires courants : En permanence il tourne autour du toro avec pasito atras. Pire ! au bout de DEUX Minutes (chrono au poignet) il prend l'épée- Quasi entière. Bronca lourde. Le toro est mort au bout de 4 minutes (Record ? )
Son deuxième adversaire possède une corne droite longue et droite, il pousse sur une seule corne lors de la 1° rencontre et subit la 2° sans entrain. Les banderilles sont posées par la cuadrilla. Le début de faena semble monter une confiance retrouvée. Hélas ce ne sera qu'un feu de paille. Le diestro travaille loin de l'animal. A gauche le bicho humilie quelque peu sans derrote et parfois les passes sont « templées ». Une entière qui couche rapidement le toro. 1 oreille. Arrastre applaudi.
Dés sa sortie le 3° adversaire, veleto, ne promet pas beaucoup. 3 piques lui sont administrées La faena est inexistante . Le toro meurt de 3/4 de lame après 4 minutes 30 seconds. Bronca.

Sergio AGUILAR (Cardinal et or) accueille son premier, les pieds joints et en gagnant du terrain.
3 Piques (les 2 premières en poussant de façon rectiligne).
La charge est quelque peu violente mais elle est bien canalisée par la flanelle, le toro se retourne vite, le torero est obligé de rompre sitôt la ligne d'avantage atteinte (sortie impossible à donner). L'homme est soulevé sur un derechazo serré. Pinchazo - mete y saca - 1/3 de lame. Salut.
La réception du 2° , veleto s'effectue des tablas au centre. On note que l'homme est sur la défensive (pasito atras). La corne droite explique le manque de confiance. N'étant pas dominé le toro devient dangereux. Entière contraire à effet rapide. Arrastre : avis partagés.

Le dernier se casse une corne à la base sur un burlardero. Il est remplacé par le N° 8 pesant 650 Kg marqué du fer de LA CRUZ (GRANIER) dont la sortie est applaudie. Après de bonnes véroniques il prend 2 piques poussant bien sur les deux cornes et ayant une attitude mansote sur la deuxième en sautant au coup du cheval en envoyant les pieds à la sortie. 3 bonnes paires de banderilles sont posées. Brindis à Alberto AGUILAR. Le début de faena se fait de façon désordonnée par manque de confiance du piéton. Quelques naturelles bien « templées ». Applausos. En fin de faena le torero retrouve une certaine sérénité, mais un peu tard.
1/3 de lame couche le toro qui meurt la bouche fermée.

 

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