Raté !
Les photos sont de Benoit Rozes
La novillada de Paritdo de Resina très bien présentée a été un échec en en raison du manque de jeu et de la faiblesse des novillos. Les trois derniers dans le type de Pablo Romero. Aucun ne montra le moindre signe de bravoure, la plupart des piques furent très courtes malgré le gabarit imposant : taille de toros de quatre ans et armures fines et très larges. Même si certains novillos ont montré un fond de caste inexploitable en raison de leur faiblesse, tous furent dans l’ensemble d’une grande noblesse sauf le dernier qui prit trois piques, s’arrêtait en milieu de passe.
Novillos bien présentés, bien dans le type, relativement nobles mais d'une faiblesse rédhibitoire
Aucun novillero ne fut capable de tuer correctement ; tous ont assuré des mises à mort longues et laborieuses autant dire que de ce point de vue, ils ont des progrès à faire s’ils souhaitent se présenter en tant que matadors.
Juan Luis RODRIGUEZ (rose et or) Silence et Silence Javier CORTES (marron et or) silence et un avis et Sifflets Juan Carlos REY (violet et or) Silence et silence
Dans l'ordre : Juan Luis Rodríguez, Juan Carlos Rey et Javier Cortes
Pechho de Juan Luis Rodríguez
Juan Luis RODRÍGUEZ a eu dans un premier temps du mal à fixer un toro fuyard qui désarçonna le picador dès la première charge. La deuxième pique fut très brève et le toro éteint dès le quite. Le novillero a réussi à trouver la bonne distance et à enchaîner quelques séries à droite comme à gauche et à s’imposer. Son toro se montra très noble avec un fond de caste mais sans force. La faena fut longue et la mise à mort ratée. Silence. Son deuxième toro était dangereux, coupait à gauche avec des charges courtes se retournant en milieu de passe lié à sa faiblesse et à un certain sentido. Une lame entière un descabello. Silence.
Pas d'option pour Cortes devant des invalides
Javier CORTES n’a pu toréer son toro invalide qui perdait son sabot et ne pouvait charger correctement. Le public demanda le changement après la pique, mais le président n’a pas cédé. Le novillero fit ce qu’il put tant bien que mal. Estocade laborieuse. Silence. Son second toro gardait la tête haute mais comme les autres était faible et perdait aussi son sabot. Il réussit à donner des séries intéressantes réveillant le public et la musique. L’oreille qui se profilait a été vite gâchée par une mise à mort laborieuse : une lame entière mais contraire provoquant une hémorragie le faisant agoniser debout, pendant de longues minutes. Le public n’apprécia pas du tout cette mise à mort longue et lente et le rendit au novillero par une forte bronca qui le suivit jusqu’à sa sortie des arènes. Sifflets.
Juan Carlos REY fit une belle réception à la cape et se montra volontaire ; la lidia fut toutefois sans émotion. Il conclut par une estocade sincère mais inefficace. Silence. Il eut du mal à mettre en suerte son second toro moins faible que les précédents. En renversant le cheval qu’il piétina, il se trouva face à face avec le picador à terre. Un quite miraculeux permit au picador en danger de se jeter dans les bras d’Alain BONIJOL toujours au bon endroit et au bon moment. La deuxième pique fut en arrière et assassine et la troisième plus que brève. Le toro aux charges brusques s’arrête, coupe le terrain à gauche et manque d’accrocher le novillero volontaire. Une demi lame et une entière. Silence.
Beau temps, arènes pleines, la musique fut chaleureusement applaudie.