Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Jeudi 6 août en nocturne, novillada du Lartet à Riscle

6 Novillos du Lartet pour Marco Leal, José Luis Rodríguez, Sergio Blanco.

Tous bien armés, astifnos, les trois premiers légers, les trois suivants plus lourds.

Ils totalisèrent 15 rencontres avec la cavalerie, certaines fort brèves car dans un style plus défensif qu’offensif, ils sortirent seuls du cheval la plupart du temps. Le seul véritable brave fut le cinquième qui s’employa bien sur trois piques sérieuses.
Les troisième, cinquième et sixième, relativement nobles, auraient mérité de meilleurs vis à vis.

Le premier novillo, noir, né en avril 2006, pousse par à coups sur la première pique,  et subira encore deux rencontres en partant de loin mais sans s’employer.
Marco Leal banderille laborieusement.
Il brinde au public. Derechazos difficiles, le novillo donne des coups de tête, et cherche l’abri des planches, même problème à gauche.
Pinchazo suivi d’une entière desprendida et delantera.
Palmitas.

Le deuxième novillo, negro bragado, né en mai 2006, est pour José Luis Rodríguez.
Il sort seul de la première piques après deux ou trois coups de tête dans le peto.
Il prend une deuxième pique au milieu du dos dont il se retire immédiatement. Il s’allume un peu, enfin, sur la troisième pique. Sergio Blanco « quite » par navarraises.
Brindis au public. José Luis Rodríquez conscient de la noblesse du bicho, prend d’emblée la muleta dans la main gauche pour trois séries de naturelles dont la seconde sera la meilleure et déclenchera la musique. Il poursuit à gauche, se croise bien. Faena sans génie mais complète, ça marche aussi bien à droite.  C’est moins bien à la mort Une demie lame delantera sans effet. Deuxième épée encore en avant mais entière. Avis avant que le taureau ne tombe.
Le novillero fera la vuelta.

Le troisième novillo né en mai 2006est un joli negro veleto. Sergio Blanco l’accueille par des véroniques qui resteront ce que nous avons vu de mieux à la cape ce soir-là. Intense et brève poussée lors de la première pique, puis s’endort, sort seul et meugle
Il pousse peu sur la seconde. Le tercio est changé et les banderilles réduites à deux paires.
Brindis au public.
Le novillo n’a pas beaucoup de charge et s’éteint vite. Le résultat est pénible à suivre.
Pinchazo, un quart de lame, avis, pinchazo, descabello.
Silence.

Le lourd quatrième noir, né en avril 2004 est applaudi à sa sortie. Difficile à fixer, il pousse dans un mauvais style sur un pique dont il sort seul. Il chute et la présidence fait sonner le changement de tercio.
Marco banderille médiocrement un animal peu propice.
Brindis aux ganaderos, Paul et Jérôme Bonnet.
L’animal tardo et brusque « derrote » dangereusement dans des demi charges. Marco Leal, décidément mal servi par le sorteo, ne peut que torchonner et conclure par un superbe bajonazo.

Le Cinquième novillo, noir, né en mai 2006, d’un beau tamaño, arbore un frontal playero très développé, il est très applaudi. Il va se révéler le plus complet du lot.
Il pousse fort sur une longue première pique, pousse encore sur la seconde  et va prendre la troisième avec alegria. Faena convenable, le novillo est noble et José Luis instrumente à gauche. Le cadrage est long et difficile, avis, infâme bajonazo à la limite du golletazo.
Applaudissements à l’arrastre.
Une partie du public très minoritaire demande l’oreille que le président a la sagesse de refuser. Le novillero est gratifié d’une seconde vuelta.

Le dernier, noir, né en février 2006 est le plus costaud d’allure.
Sergio Blanco lui sert encore des véroniques très allurées.
Après une grosse poussée lors d’une première pique « carioquées », l’animal ne s’emploie pas sur la seconde et sort seul très rapidement de la troisième.
Brindis au public.
Bon début par doblones pour réduire un animal qui a gardé du jus. Mais ça se gâte L’animal est noble mais reste trop mobile pour la science du novillero qui torée sur le passage en soignant plus la figure que la domination et n’arrive pas à lier deux passes.
Une estocade trop en avant est sans effet. Le novillo ne baisse pas la tête. Avis.
Sergio remet une deuxième estocade qui ne couche pas l’animal. Deuxième avis.
Descabello enfin concluant, évitant de justesse le troisième avis.

En conclusion : Lot de novillos relativement décevant mais trois d’entre eux, le troisième, le cinquième et le sixième auraient sans doute été vus plus favorablement s’ils avaient été mieux « lidiés » et leurs qualités mieux montrées à la muleta.

A noter, la présence d’un seul cercle pour délimiter le terrain du picador, ce qui est très bien étant donné l’étroitesse de la piste ovale.

Arènes quasi pleines, nuit agréable, public bien élevé et très gentil, bonne musique et bonne présidence.

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