Vendredi 7 août, novillada sans picador à Boujan-Sur-Libron
N.D.L.R. : Après l'accident, aux conséquences indirectes tragiques, qui avait endeuillé Boujan-Sur-Libron lors de la novillada du 4 août 2007, quand un novillo avait perforé la talanquera et était sorti des arènes semant la panique sur son passage, il est gratifiant de voir l'afición locale redémarrer avec foi après une année d'interruption.
Maintenant les coquettes petites arène de 1500 places environ sont parfaitement conçues et bien arrimées de façon pérenne sur un dalle de béton.
Arènes de Boujan-Sur-Libon, temps lourd, un peu de vent, 1/3 d’arène.
4 erales de La Cruz.
Superbes exemplaires envoyés par les frères Granier dans la banlieue de Béziers : en particulier les trois premiers, très bien présentés pour une non piquée (nombreux remates contre les planches sans que les cornes ne subissent la moindre altération…) de trapio plus que satisfaisant, et d’une solidité exemplaire. Au moral ils répètent à l’envie mais certains (le 2 et le 4 en particulier) se retournent vite, et la plupart des charges vives parfois brusques, demandent à être canalisées. Tous meurent en braves, bouche fermée. 3 sont applaudis à l’arrastre.
Geraldo ADAME (Ecole taurine de Badaroz) semble un bon lidiador, il tient sa muleta basse pour ne pas subir face à la fougue du premier à la charge longue, sans doute le meilleur du lot. Il s’engage parfaitement pour une estocade un peu tendue concluante: une vuelta tout à fait méritée.
Victor BARRIO (Ecole taurine de L’Espinar – Ségovie-) très distant à la cape, toréant sur le passage il recule à chaque passe de muleta. Le novillo ne possède certes que des demi charges. 2 pinchazos sans réellement s’engager, 1 épée. Silence.
Juan CERVERA (Ecole taurine de Valencia) est incontestablement le plus élégant: après un toreo de cape délicat il dessine des naturelles très allurées. Il ne recule jamais, mais rencontre quelques difficultés pour lier les passes. Une mise à mort laborieuse (2 pinchazos, 1 entière, 4 descabellos) le prive d’une oreille. Applaudissements, en particulier ceux du maire de Béziers venu en voisin.
Dorian DEJEAN (Ecole taurine de Béziers) Le régional de l’étape paraît bien vert face au plus petit novillo du lot qui possède, il faut le reconnaître, un caractère bien trempé peu propice au toreo. Une demi épée de travers suivie d’une entière basse d’effet long permettent de mettre en valeur la caste de son adversaire mort debout au pied du ganadero. Silence.
Anecdote :
La lidia du premier novillo s’est effectuée sans banderilles. On trouva ensuite quelques bâtonnets pour les péones, (aucun des apprentis ne banderilla) pour les résultats dont on se doute en pareil lieu: du lamentable au minable, toujours sur la même corne...
Conclusion :