Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Samedi 8 août, corrida de Ana Romero à Bayonne

Six toros de Ana Romero pour Julien Lescarret, Sergio Aguilar, Luis Bolivar

Durée 2h 1/2. Environ 7500 spectateurs. Président Alain Paulini.

Les toros de Ana Romero (repris aujourd’hui par son fils Lucas Carrasco) sont d’origine Santa  Coloma, dominante Buendia et font leur première apparition à Bayonne. Ils sont très homogènes de présentation (cornes souvent astifinas) et poids de 511 à 549 kg. Tous les bichos sont entre 4 ans et demi et presque 6 ans ….
Tous ont pris les deux piques règlement aires, 2 avec bravoure, mais les piques sont souvent mal données.
Tous les toros sont applaudis à leur entrée et 5 sur 6 à l’arrastre.
Deux toreros sortent sur les épaules des areneros  et le mayoral qui est applaudi aurait dû être invité à saluer.

Julien Lescarret (vert et or). Il accueille son toro par véroniques et une demie vers le centre. La 1ère pique est poussée, la 2ème moins. Quatre derechazos et trois pechos sont très applaudis. Puis des naturelles serrées et une épée efficace ont permis l’obtention de l’ oreille.
A son 2ème toro Julien entame comme à son 1er. 2 piques règlementaires, 7 passes à droite et 6 à gauche. La mort ne fut pas rapide, mais le torero a salué.

Sergio Aguilar (bleu et or). Les véroniques de Sergio sont belles. Les piques sont poussées. La faena débute bien, genou plié. Les passes à droite sont parfaites et les naturelles peuvent être qualifiées d’anthologie. 3/4 d’épée. Oreille
Son 2ème toro est applaudi à son entrée et après sa mort. Cinq véroniques ramènent le toro au centre, la demie est très applaudie.
La faena fut très dense, une vingtaine de derechazos et sept naturelles très pures.
L’oreille fut réclamée et obtenue.

Luis Bolivar (rouille et or). Ses véroniques furent accrochées mais elles permirent d’amener le toro au centre.
Les mises en suerte d’une main étaient remarquables. Les 3 paires de banderilles ont été correctes, surtout celles de Garcia.
Les passes de droite et les naturelles sont terminées par une « trinchera » bienvenue. L’épée entière fut efficace et permit au Colombien d’obtenir une oreille.
Son 2ème fut reçu par véroniques très applaudies. La 1ère pique mal donnée handicapa le toro qui se contenta d’une 2ème pique légère.
Paradoxalement l’animal se reprit ensuite aux banderilles et durant la faena. Les derechazos sont nombreux, les naturelles plus difficiles. Une entière permit l’octroi de l’oreille.

Ces toros nous rappelleront ce que nous vîmes à Toulouse dans les années 60. Bayonne reste très agréable avec ces drapeaux multicolores qui flottent au sommet du toit et cet air marin qui permet de supporter la chaleur !

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