Samedi 8 et dimanche 9 août, novilladas à Parentis
Dimanche, Raso de Portillo qui avaient fait parler d’eux l’an dernier ont amené à Parentis quelques nouveaux aficionados curieux de voir cette sauvagerie puissante et peu maîtrisable. Hélas, ils en ont été pour leurs frais ; en fait de sauvagerie, ils ont eu droit à des novillos de corpulence moyenne, de forces très justes et de caste oubliée. Et comme il y avait devant eux des jeunes… ou moins jeunes qui n’habitent pas le haut de l’escalafon, l’ennui a été général. Santiago Naranjo a quand même un peu de style.
Otra vez sera.
Samedi, il y avait une novillada concours qui, elle, a soutenu l’intérêt. Tous les novillos ont pris 3 piques au moins, à la loyale, même si certaines ont été peu appuyées : ce n’est pas si fréquent !
C’est le Moreno de Silva (saltillo) qui a remporté le prix.
Le Coquilla de Sánchez Arjona, qui avait une classe énorme… mais était malheureusement invalide, mérite une mention spéciale.
Et le Partido de Resina, de physique et de comportement très pablorromero, magnifique, était de loin le plus complet : 4 piques poussées (2 légères) en partant dès la première sollicitation et de plus en plus loin, noble des 2 côtés et mettant la tête durant toute la faena. Toréé honnêtement mais sans âme aucune, il est passé trop inaperçu… mais moins que son matador à qui son honnête travail n’a même pas valu un salut !
Le public, peu connaisseur dans l’ensemble, est gentil. Les clubs taurins pourraient faire un peu d’éducation astucieuse : l’arène y gagnerait certainement beaucoup… et la fête, des plus sympathiques, n’y perdrait rien.
Suerte à Parentis !