Samedi 15 août, corrida de Valdefresno
Deux reseñas :
1
Désastre !
Six toros de Valdefresno pour César Jiménez, Luis Bolivar, Mehdi Savalli.
Temps toujours aussi ensoleillé et chaud, deux tiers d’arènes.
Ces taureaux, bien armés, de 520 à 570 kg, magnifiques à leur sortie, au joli poil luisant, se révélèrent à peu près tous faibles, fléchissant sur les antérieurs, impropres à toute véritable lidia, ne supportant qu’une pique unique, même légère, avec peine.
Le premier très faible, le second invalide aurait dû être changé, le cinquième estropié dès sa sortie de piste fut changé par un sobrero du même fer, sans race et ne cherchant que l’abri des planches.
Les moins mauvais furent le quatrième pour César Jiménez et les troisième et cinquième pour Mehdi Savalli..
Dans cette ambiance, César Jiménez expédia son premier sans charge d’un mete y saca suivi d’une atravesada et d’un descabello.
Il donna une faenita essentiellement droitière et allurée à son plus mobile second, conclue par un tiers d’épée en bonne place et récompensée par une oreille.
Glissons sur les deux prestation de Luis Bolivar particulièrement mal servi.
Mehdi Savalli assura le spectacle en recevant le troisième a porta gayola et en poursuivant par cambiadas de rodillas. Banderilles de mérites divers mais toujours spectaculaires. Brindis au public. Faena trépidante ponctuée de désarmés et de chutes du toro. Un quart d’épée et un descabello. Le président se fait huer pour avoir refusé très légitimement une oreille minoritaire et imméritée.
Mehdi donne de bonnes véroniques au dernier et le présente à la pique unique par chicuelinas marchées. Banderilles qui portent à nouveau sur le public.
Les derechazos initiaux déclenchent la musique, les naturelles sont assez belles mais les pechos terminaux complètement ratés. Petite torchonnade conclusive avant une bonne estocade en s’engageant bien, avis, descabello au troisième essai. Oreille.
Pour expliquer le désastre, un vétérinaire taurin qui connaît bien l’élevage de Valdefresno m’a indiqué à la sortie de la course que, selon lui, étant considéré leur aspect de bonne santé éclatante, le brillant de leurs poils, ces taureaux avaient été trop poussés avec des aliments composés riches en maïs durant les dernières semaines, d’où acidose ruminale et fourbure des pieds.
2
Toujours une question de toros
Ce jour, se sont les toros de Valdefresno qui sont en piste, annoncés comme une corrida sérieuse et bien présentée. Ces Valdefresno n’ont pas répondu à l’immense attente des aficionados, après la déception des Santiago Domecq et la demi teinte des Margé.
Le 2ème et le 5ème infirme ont été expédiés pour le deuxième et changé pour le 5ème (les justifications d’accident qui nous ont été données ne nous ont pas convaincu).
L’ensemble de la corrida a connu la désormais traditionnelle mono pique. Le 4ème et le 6ème ont été les meilleurs, c'est-à-dire plus conformes au type de l’élevage.
César Jimenez qui a reçu le 4ème nous a fait plaisir avec deux bonnes séries à droite templées, dominatrices. Il coupe une oreille méritée.
Le 6ème échoue à Savalli trop peu expérimenté pour comprendre qu’il avait face à lui un bon toro noble qui venait de loin. Sa faena est brouillonne et totalement inadaptée à ce toro. Il sait bien néanmoins toréer son public et obtient une oreille non méritée.
Le tirage au sort a desservi Bolivar qui venait à Béziers avec de réelles intentions. Son 1er (le 2ème à sortir) a dû être rapidement expédié au paradis des bêtes à corne, ne pouvant plus tenir sur ses quatre pattes.
Son 2ème est sorti du chiquero handicapé du train avant et a dû être changé. Son sobrero distrait et sans embestida n’a pas permis la construction d’une bonne faena.
Nous sommes obligés de dire que cette journée fut aussi terne, alors que notre plume est prête à s’enflammer, dès lors que l’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui nous fait retourner aux arènes à l’heure du paseo..
Mais tout compte fait, je jette l’éponge pour la corrida des Miura et je resterai chez moi.