Dimanche 16 août, corrida de Miura à Béziers
Six toros de MIURA pour Juan José Padilla, Javier Valverde et Julien.Lescarret
Temps lourd. Trois quarts d’arènes.
Le premier taureau aux cornes quelconques, montre dés le premier tiers une invalidité du train avant. Il prend une seule pique en mettant bien la tête. Sans vice au dernier tiers mais sans charge aussi car trop faible. Padilla l’expédie d’une demi épée tendue et basse suivie de 5 descabellos. Sifflets à l’arrastre, silence pour le matador.
Le deuxième exemplaire n’est guerre mieux présenté, c’est le plus lourd du lot (640kg). Il prend 3 piques sans pousser et sortant seul. Faible du train avant. Il coupe dangereusement le terrain lors de la pose des banderilles. Il parvient au dernier tiers très avisé, sans charge et avec une tête « chercheuse ». Javier Valverde avec raison ne prend aucun risque et le tue d’une épée entière sans s’engager suivie de 4 descabellos. Applaudissements incompréhensibles à l’arrastre et sifflets au torero.
Le troisième est armé large, charpenté et haut, sans excès de gras. Julien Lescarret le reçoit par des véroniques allurées et très bien templées suivies d’une superbe demie. Il met bien en suerte au cheval pour deux rencontres qui vont révéler le caractère du taureau : il donne des coups de têtes de défense sans réellement s’employer contre la cavalerie. Julien attaque directement au centre sur la corne gauche et réalise une faena composée de petites séries vaillantes et sans rompre. Le taureau est dangereux, il donne des coups de tête. Un mete y saca puis une épée entière un peu en avant mais engagée libèrent une oreille méritée. Arrastre applaudi.
Le quatrième est comme le précédent bien présenté. Il prend deux piques en s’endormant sous le fer et en mettant les genoux à terre à la seconde. Padilla réalise un tercio de banderilles avec deux paires correctes de poder a poder. Bon début de faena contre l’estribo en gagnant le centre où l’on constate que le taureau met bien la tête, charge avec alegría et répète à l’envie. Le travail est classique mais distant, de bonnes séries de naturelles puis à la fin des manoletinas lamentables en gagnant la queue. Une épée entière et un descabello tuent l’animal, mort bouche fermée. Deux oreilles et arrastre applaudi.
Le cinquième est moins alluré, la corne gauche abîmée. Il prend bien la cape d’un Javier Valverde volontaire, prend deux piques, la première en poussant bien et en mettant la tête, la deuxième en chargeant sans envie et en poussant moins. Le taureau se révèle noble à la muleta, mais court de charge. Le torero avec patience va réussir à atténuer ce défaut dans une faena classique réalisée au centre. 2 pinchazos, une demie lame engagée et deux descabellos clôturent le combat. Lors de l’estocade Velverde s’est fait marcher sur le pied et rejoint l’infirmerie sous les applaudissements. Arrastre applaudi.