Dimanche 16 août, 11 h novillada de Pierre-Marie Meynadier
Six novillos de Pierre-Marie Meynadier pour Luis Miguel Casarès, Thomas Cerqueira, Matthieu Guillon
Brûlant soleil vertical, environ 3000 spectateurs.
Matthieu Guillon remplace Thomas Dufau qui a été blessé le 9 août à Soustons.
Bien armés, assez charpentés, les novillos de Pierre-Marie Meynadier, mansotes, faibles, six piques au total, ont manqué de moteur et de fond. Il furent difficiles et le plus souvent ennuyeux.
Le premier, noir, est bien fixé à la cape par Luis Miguel Casares, l’Espagnol originaire de Saragosse.
Il pousse à peine lors d’une pique « carioquée » et pompée. Après un quite par chicuelinas, le novillero demande et obtient la fin du tercio.
A la muleta, le novillo se défend de la tête dans les doblones initiaux et poursuit dans le même registre. Suivent des derechazos prudents tirés par le pico de la muleta. C’est plus appliqué à gauche. Ça se termine par une circulaire suivie d’un désarmé, quatre pinchazos et une entière en bonne place qui couche rapidement le novillo.
Le deuxième, noir, ressemble au précédent. Thomas Cerqueira, de Béziers, montre son embarras à la cape dont il ne sait plus que faire quand le président tarde inexplicablement à faire sonner l’entrée des picadors.
Pour une fois, la monopique est correctement appliquée.
Le toro donne des signes de faiblesse et chute sur un recorte du « San Gilén ».
Le tercio de banderilles est réduit à deux paires .
Brindis au public.
Le novillo est tardo et brusque dans ses rares arrancadas. Abus du pico. Le novillero s’aperçoit trop tard, quand la faena est pratiquement terminée, que ne novillo passait mieux à gauche.
Fin pénible par affreuse atravesada, avis, pinchazo, descabello réussi du premier coup.
Le novillo est sifflé.
Le troisième est encore un noir très bien armé.
Belles véronique de Matthieu Guillon de Mont-de-Marsan. Une courte pique.
Matthieu banderille avec plus ou moins de bonheur.
Faena à base de naturelles aidées, heurtée, car le novillo se retourne vite. A droite ses violents coups de tête ne permettent rien.
Pinchazo et puis épée entière légèrement en avant d’effet rapide.
Le quatrième, noir, bénéficies des véroniques en parón de Luis Miguel Caseres. Mauvaise mise en suerte trop près du cheval. Pique unique cafouillée. Quite par tafalleras.
Le novillo montre une corne droite dangereuse, pratiquement impossible. Le Zaragozano va alors développer une faena gauchère d’un énorme mérite. Bien croisé, ne lâchant pas un centimètre de terrain, il lie des séries de naturelles extrêmement serrées terminées par des passe de poitrine droitières. Par un essai de retour à droite en fin de faena, où il manque de peu de prendre la corne dans la poitrine, il démontre qu’il n’y avait pas d’autre choix possible que celui qu’il a suivi.
Une fin heureuse lui permettra de couper une oreille de poids, particulièrement applaudie.
Le cinquième un colorado aux jolies cornes « remate » dur dans les planches, charge franchement dans la cape de Thomas Cerqueira et s’endort au cours de la pique unique.
Le Biterrois montre ses limites à la muleta mais un musique chauvine ne manque pas de l’encourager. Après une faena décousue et une épée plate mais concluante, tombe une oreille particulièrement généreuse.
Le dernier embarrasse Matthieu Guillon à la cape et sort seul de la pique.
Le Montois banderille sous les acclamations.
Brindis au public.
Il tire le novillo au centre et entame par derechazos. Mais l’animal se révèle mou et sans charge. Matthieu se démène et parvient à tirer quelques passes.
Une bonne estocade à peine caidita.
Une oreille