Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Dimanche 23 août, novillada de Escolar Gil à Saint-Sever

A l’occasion des fêtes du Peyré, l’empresa du Cap de Gascogne avait opté pour un lot de novillos de Don José Escolar Gil d’origine Marquis d’Albaserrada.
Après une très bonne temporada en corrida l’an dernier, le fer madrilène a globalement déçu cette année lors de ses sorties. Ce lot était donc attendu pour faire le point sur cet élevage mais cette fois-ci à l’échelon inférieur.
Le lot envoyé était bien présenté. Il a donné un jeu varié malgré quelques signes de faiblesses. Il faut dire que les piqueros n’ont pas été avec le dos de la cuillère… 

Face à eux, Alejandro Parralo et Patrick Oliver se présentaient pour la première fois sur le sable des arènes de Morlanne. Mario Diéguez complétait le cartel.

Le premier plus negro que cárdeno oscuro, poco bragado, aura une charge réduite dans la cape. Il n’ira qu’une seule fois au cheval. Après deux séries droitières moyennes, Parralo sera vite débordé par la caste de l’animal. Il n’arrivera pas à le dominer et éprouvera de grosses difficultés avec la rapière avec dix essais !…

Le numéro 2 est d'abord très intéressé par la cape, puis rapidement se montre sauteur et distrait. Une seule rencontre très appuyée avec le picador où le cornu pousse et ne sort pas seul. Le bicho s’affaissera des antérieurs avant le quite où Oliver réalisera des chicuelinas difficiles, compte tenu du peu de charge du novillo. Toutefois, au dernier tiers, l’animal nous montrera une bonne corne droite. Patrick Oliver en profitera pour confectionner une faenita convenable mais pas toujours correcte du point de vue technique. A bâbord, la charge plus courte, ne permettra pas grand chose. Le Français insiste cependant alors que l’animal ne supporte pas une longue faena. Après un avis, la troisième épée, entière, sera suffisante bien que delantera et basse. Le président suivra la pétition minoritaire du public pour octroyer une oreille.

Le troisième est plus typé Escolar mais présente une corne gauche un peu astillada. Il sera très bien conduit vers le centre par de belles véroniques signées Mario Diéguez. Au cheval, Olivier Riboulet donnera deux grosses puyas appuyées loin d’être orthodoxes. Le cornu poussera lors ses deux rencontres et sera toujours sollicité pour sortir de la monture. Par la suite, l’Espagnol aura du mal à trouver la bonne distance avec son novillo qui demandait plus d’investissement pour se livrer. Le cardeño ira a menos et sera occis à la troisième tentative, une 4/5 contraire. Le jeune matador saluera au centre puis s’octroiera un tour de piste…

Le quatrième de l’envoi est le plus armé et le plus costaud. Il remate deux fois au tablas avant de s’engouffrer aussi bien des deux côtés dans le capote de Parralo. Placé au centre de la piste, l’Escolar part bien au cheval où il poussera sous le fer malgré une grosse carioca et une pique vrillée et pompée ! Lors de la deuxième rencontre, le cornu part de nouveau du centre avec alegria pour une vara plus correcte. Le cornu ne sera pas vu lors d’une troisième pique non voulue par la présidence. Le piquero saluera !… Aux palos, le quadripède reçoit deux paires mais suit peu les banderilleros. Parralo débute sa faena au centre de la piste. Il profite bien de l’embestida de l’animal pour composer deux bonnes séries de derechazos. La troisième est déjà plus difficile. A gauche, le novillo présente peu de charge et le toreo est beaucoup moins classique. L’espada insiste pour extirper des monopasses alors que le bicho demandait (comme le deuxième novillo) une faena plus courte et mieux maîtrisée. Une entière très basse au premier envoi aura raison de l’utrero. La pétition d’oreille est mélangée avec une demande de vuelta posthume du toro ?! La présidence accordera les deux !

Le numéro 5, cárdeno oscuro, est très vif dans le capote mais il saute et donne des coups de tête des deux côtés. Le bicho sera vite calmé par Marc Reynaud lors d’une pique bien appuyée…Le pupille de Barratchart débute à tribord en améliorant le cornu mais celui s’affaisse à la troisième série. A gauche, le cornu est plus difficile, plus bronco. Il accroche le diestro et le secoue au sol. Oliver se relève mais il saigne du côté droit du cou. Il veut reprendre mais est transporté à l’infirmerie. Parralo, chef de lidia, châtie alors l’animal par le bas avant d’éprouver quelques difficultés le tuer ; trois essais avec l’espada et cinq  avec le verdugo. Silence.

Le dernier Escolar, saute dans le capote, mais Dieguez, comme à son premier, arrive à facturer de bonnes véroniques en gagnant du terrain sur son adversaire. Le novillo reçoit un picotazo lors de sa première vara. Le manso est remis en suerte au cheval le long des tablas ! Il sera carioqué à deux reprises et piqué salement…
Avec la flanelle, Dieguez, le « double » pour le conduire vers le centre. La faena sera initiée par des demi-passes droitières mais le cornu cherche les chevilles et avertit son adversaire. La maestro tente à gauche mais le travail a peu de relief. Le quadripède finit vite tardo et l’Espagnol ne peut lui servir que des « mono-passes ». Les deux trincheras finales ne feront qu’illusions sur les capacités de l’animal qui ne donnera pas plus. Le diestro le couche dès la première tentative avec une demie épée latérale. Deux avis et silence.

A l’issue de la course, le docteur m’indique que Oliver a un hématome au cou, du côté droit, mais qu’il n’y a rien de grave.

Remarques :
Il n’y avait qu'un seul trait de tracé sur le ruedo !
Le trait qui indique le sitio du picador n’est pas face au toril.

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