Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Dimanche 13 septembre, corrida de Victorino Martín à Dax

Corrida de Victorino MARTIN pour José Pedro PRADOS "EL FUNDI" (vert pomme et jais), Alberto AGUILAR (bleu pâle et or) et David MORA (fuschia et or), remplaçant Jesùs MANUEL "EL CID", blessé. 

Lot plutôt léger dans l'ensemble : de 470 à 520 kg, avec un poids moyen de 482 kg (soit 105 kg de moins que celui envoyé il y a trois semaines à Bilbao !), présenté et armé correctement, d'âge homogène : de 4 ans et demi à 4 ans et 9 mois. A côté de cela, des Victorinos noirs - pardon, (très) negros (peu) entrepelados -, le 6ème étant pour moi plus typé Domecq qu'Albaserrada.

A l'issue du paseo, salut d'El Fundi à la demande du public. 

1er : astifino, court de charge, il pousse modérément sous une pique en arrière et carioquée ; la deuxième pour la forme, dans l'épaule, ne montrant rien.
Les banderilles sont posées par la cuadrilla, avec poursuite à la 2ème paire.
Le toro, noble mais présentant un fond de faiblesse, commence à se défendre à la 2ème série de derechazos ; le matador alterne bien gauche et droite, mais les naturelles sont très prudentes … La fin de la faena enregistre la 4ème génuflexion, et El Fundi conclut de deux tiers de lame plate ; le toro meurt au centre.
Salut aux tiers et applaudissements à l'arrastre (pour "l'acteur" qui sort de scène ?) 

2ème : armé correctement ; se fixe de suite sur de belles véroniques et demie en gagnant le centre. Le toro pousse sur la corne droite à la 1ère pique et sur la gauche, jusqu'aux planches à la 2ème, et El Chano est  applaudi.
Aguilar banderille diversement (avec poursuite aux trois paires) : 1ère correcte, 2ème à cornes passées, 3ème exposée, dans les planches. La 1ère série à droite, au centre, déclenche la musique, la 2ème est moins brillante car le toro se révèle tardo, ce qu'il confirme à gauche, avec des naturelles marginales. 
Après un retour à droite, cette fois en se croisant, Aguilar provoque le délire par deux séries de circulaires, puis, tardivement, décide de doubler son adversaire. La mise à mort laborieuse avec pinchazo, quart de lame bas et bajonazo, le tout ponctué d'un avis, fait que les trophées qui se profilaient (eux aussi !) se transforment en vuelta.
Vuelta au toro, plus que limite. 

3ème : belle réception à la cape, mais le toro est protesté pour boîterie. 2ème pique pour la forme, dans la mesure où la 1ère l'était quasiment elle aussi ; ainsi va le cours des choses … comme l'animal qui trébuche aux banderilles en voulant suivre les hommes, mollement, dans un tercio limité à deux paires.
Mora torée à bout de bras un adversaire sans charge, qui réussit quand même à le serrer à deux reprises, et tue par pinchazo et entière en avant. Applaudissements. 

4ème : bien armé, typé Saltillo, il pèse dans la cape d'El Fundi, puis pousse sous deux piques, mais sans montrer un intérêt démesuré pour le cheval : en effet, il vient au pas à la 1ère rencontre, et le picador doit aller le chercher à la 2ème.
Sur le quite qui suit, il n'a déjà plus de charge et se comporte diversement aux banderilles, ne suivant pas aux 1ère et 3ème paires, mais accélérant à la 2ème.
A la muleta, le torero arrache les passes à un animal tardo et bronco, qui finit par le chercher. Bajonazo et applaudissements. 

5ème : fin de ligne, avec un beau morrillo, il saute dans la cape d'Aguilar et le serre. Placé assez loin, il prend une 1ère pique vrillée, puis se révèle tardo à la 2ème, le matador faisant replacer son picador … qui voit sa pique sauter !
Bon tercio de banderilles du maestro, avec un sesgo por dentro et une autre paire exposée, le tout avec poursuite accélérée.
Aguilar commence par citer à 15 mètres un toro noble et mobile, qui "fait l'avion" dans sa muleta, mais hélas s'engage peu et se contente de le faire tourner autour de lui ; à gauche, la charge est moins vive, et l'animal va a menos.
Gros échec à l'estocade, au centre, avec 4 pinchazos (toro non cadré), entière tombée et 6 descabellos avec démarrages et accrochage à la jambe. Le toro tombe à la limite du 2ème avis.
Salut aux tiers. 

6ème : negro, armé veleto, violent dans la cape de Mora. Il pousse aux planches, tête haute, sous une pique ensuite carioquée, mais ne fait que secouer à la 2ème.
Banderilles à cornes passées, avec poursuite aux 1ère et 2ème paires.
Doublé énergiquement, c'est l'alimaña du jour, qui, court de charge, serre des deux côtés et se retourne sur l'homme en cherchant les chevilles ; l'homme ne s'échappe pas, aguante, mais aussi se met en danger par son placement hasardeux. Bajonazo en travers et silence. 

Bilan : aucun toro complet, trois intéressants, mais seulement dans une partie de la lidia, deux (les 3 et 4) générant un ennui profond, et un anonyme, donc une "victorinade" plutôt moyenne. 

Un point irritant et de plus en plus courant à relever : la musique joue désormais dès l'entrée en piste du train d'arrastre ; allez avec cela entendre clairement les réactions du public … 

Présidence : François Capdeville, assisté de Vincent Cazaux et d'Arnaud Ima.

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