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Dimanche 18 avril, novillada de La Reina y El Tajo à Garlin

Novillada de LA REINA (Martín Arranz ) et EL TAJO (José Miguel Arroyo "Joselito", fils adoptif de Martín Arranz)(1) pour Thomas DUFAU (parme et or), Juan DEL ALAMO (blanc et or) et Diego SILVETI (grenat et or)

Lot bien présenté, armé correctement, de robes variées et dans l'ensemble de comportement intéressant. Si la bravoure était plutôt mitigée, une mobilité impresssionnante et une noblesse pas trop idiote ont animé cette course de bout en bout. Un peu de faiblesse, flagrante chez le 3ème.

Quant aux novilleros, à vouloir toréer le public et à ne pas vouloir se croiser, ils ont réussi à se mettre maintes fois en difficulté ; recherchons lidiadores, désespérément …                                                                                                                                                                                   1er : negro mulato, léger, armé brochito, perd les "mains" dès la réception à la cape. Il pousse comme il  peut sous une pique carioquée et dans l'épaule, puis se rapproche seul pour la 2ème, levée de suite. Le 2ème tiers est limité à deux paires, sans poursuite. Ce novillo vient de loin, mais se retourne vite. Dufau se met en difficulté à la fois par son placement marginal et parce qu'il n'allonge pas le bras, et il finit par céder du terrain  sur les deux bords. De plus, il étouffe son adversaire en lui présentant la muleta sous le mufle. Final pueblerino par une série de pechos et conclusion par entière basse en arrière suivie de 3 descabellos bien tardifs.     Quelques applaudissements.            2e : negro zaino, plus large d'armure. Reçu par une larga à genoux, il est amené au centre par de belles véroniques et revolera. Il s'échappe au cheval, secoue et sort seul ; 2ème pique sur insistance du président,  avec mise en suerte dans les raies (mauvais vouloir ?), manquée puis levée de suite. Quite par chicuelinas, avec une "semi" vuelta de campana, et de nouveau, le président doit exiger la pose de la 3ème paire de banderilles ! Ce novillo se montre lui aussi mobile, et noble sans bêtise. Del Alamo ne le double pas et semble vouloir toréer le public avant tout. Les derechazos sont accrochés et les naturelles, marginales, se soldent parune quasi cogida. Il croit trouver la solution en faisant tourner l'animal autour de lui, ce qui plaît toujours, au moins à certains, de même que les manoletinas finales. En fait, il n'aura jamais pesé sur son novillo. Demi-lame en place, descabello et oreille.                                                                                                                                                                               3e : negro mulato, armé correctement, qui trébuche et montre de suite des appuis plutôt flottants. C'est un manso, qui prend 4 (ou 5) refilones, puis une pique en secouant. Il chute sur le quite en frente por detràs, suit à la 1ère paire de banderilles et pas à la 2ème. Quelle idée bizarre d'offrir cet animal qui ne tient pas debout - et manso de surcroît - à l'éleveur … L'animal fait illusion par sa mobilité et par sa charge longue, mais tombe de nouveau et s'éteint rapidement. Silveti insiste dans les cornes et conclut d'une entière verticale et tombée d'effet immédiat. La pétition d'oreille, minoritaire et sans objet est, elle, sans effet. Vuelta.                                                                                                                                                                                                                         4e : jabonero sucio, plus lourd et armé large. La réception est variée mais un peu trop électrique. Deux piques correctes d'El Pimpi : 1ère en secouant, 2ème en venant du centre mais en freinant avant la rencontre, poussant un peu. La compétition aux quites entre Dufau et Del Alamo aurait peut-être pu ne pas nous priver de la 3ème pique, mais c'est ainsi. Poursuite irrégulière aux banderilles, avec la 3ème paire posée de vraimenttrès loin. La faena débute par deux passes changées au centre ; le novillo démarre de 20 mètres, presque sans avoir besoin d'être cité, et le novillero se fait tranquillement déborder : naturelles précipitées et torchonnées, et toreo en rond qui ne réussit même pas à étouffer l'opposant, encore mobile à la fin. Un pinchazo suivi d'une entière basse, et on attend … La longue agonie finit par retourner une partie du public contre Dufau. Division et vuelta à la dépouille. Avis sonné à 13 minutes. De l'art de gâcher un (très) bon novillo !       5e : castaño oscuro, laid de tête et distrait. Il secoue puis pousse au centre un cheval mobile, et, cette fois, le palco accède à la demande de changement. Il en sera de même au 2ème tiers, limité à deux paires, poursuivant les hommes. Del Alamo double avec élégance, puis sert une faena du même style, templée mais encore une fois très marginale, même si au moins, la muleta est présentée en avant. Final de cirque avec  circulaires à l'endroit, à l'envers, en se tenant au novillo pour tourner avec lui, tout y passe … Pinchazo, demi- lame basse, trois descabellos et oreille sur pétition minoritaie, au moins en mouchoirs.                          6e : castaño chorreado, armé large mais brocho. Il s'échappe à deux reprises lors de la mise en suerte pourun refilon puis une pique prise en secouant et en sautant. Quite en frente por detràs et arrêt du tercio. 2ème tiers moyen, sans poursuite véritable. Début de faena par statuaires au centre et passe du mépris. Le novillo est mobile, saute comme une chèvre, mais met tellement la tête qu'il effectue deux vueltas de campana, qui heureusement n'affectent pas sa mobilité. Silveti se montre un muletero varié et agréable, omettant cependant cependant de se croiser (ça devient lassant, à voir et à dire …). La 3ème vuelta de campana s'arrête à mi-chemin ! Trois quarts de lame en avant, porté al encuentro et deux descabellos. Avis, sonné à 12 minutes passées, et oreille.                                                                                                                                                                                                                                     A noter les points suivants :      ¤       Paseo en retard de 5 minutes ;                                                                                                                          ¤       Distribution d'un sorteo à l'entée, mais sans mention des âges ;                                                         ¤       Comme déjà l'an dernier à Garlin, aucun picador n'était placé vraiment face au toril ;                             ¤      Comportement curieux et changeant du palco (Jean-Paul DELPECH, Président), qui a d'abord tenu, puis cédé aux desiderata des novilleros.                                                                                                               ¤     Salut de l'éleveur et de son mayoral.  ______________________________________ (1)       En réalité les bêtes isues des mêmes vaches et des mêmes étalons (origine : multi Domecq) sont élevées indistinctement. Par convention entre les deux proprétaires, celles marquées d'un numéro impair portent le fer d'El Tajo et celles marquuées d'un numéro pair sont estampillées La Reina.                               

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