Dimanche 23 mai, corrida concours de ganaderias à Vic-Fezensac
SIN TORO, SIN LIDIADOR….
La traditionnelle corrida concours de Vic n’avait pas sur le papier la saveur de celles de ces dernières années.
Moins de prestige au niveau des élevages conjugués à des toreros peu expérimentés pour ce type de course.
Résultat, les toros n’ont pas fait lever les foules et les diestros sont juste venus chercher la solde.
Par ordre de sortie et donc d’ancienneté, le La Quinta sort en premier. Mediaonza, cardeno claro est très gras, monté à l’envers, en entonnoir, comme dirait mon voisin de tendido avec l’arrière-train plus large que le devant. Dès les premières courses, il montre des signes de faiblesse. Mal lidié, il va trois fois au cheval : pousse sous la première mais s’agenouille à la sortie. Il met un peu les reins à la deuxième rencontre mais sort avec les deux cornes éclatées…A la dernière puya, il reçoit le fer dans le flan ! Le cornu a du mal à supporter son poids et arrivé au dernier tiers, il manque de force mais aussi de caste. On le voit même assis au centre du ruedo ! José Luis Moreno le couche après une demi-lame et une quinte de descabellos après un avis.
Le Maria Luisa Domingo Perez de Varga, Macetero, très costaud, fait sensation à sa sortie. Antonio Barrera le fait assassiner à la pique par trois rencontres appuyées, longues, destructrices. L’animal a encore un peu de force pour suivre un peu les péons lors du deuxième tiers mais à la muleta, sa charge se réduit et ne donne que peu de matière à un quelconque travail. Comme son prédécesseur, le Guardiola se retrouve couché sur le flan !
La faena aurait peut être été autre sans ce massacre du premier tiers mais l’animal né en août 2004 allait vers ses 6 ans ! et son comportement à la cape indiquait qu’il ne se ferait pas leurrer bien longtemps. Avec la rapière, Barrera l’estoque au premier envoi d’une « presque » entière delantera et de deux descabellos.
Raton, de format classique, appartient à l’élevage de Fidel San Roman. Dès sa sortie, les deux pitons présentent des anomalies…Il ne s’investit pas à la cape. Au tercio de piques, le toro pousse une première fois mais lors des deux rations suivantes il ne reçoit que deux picotazos. Peu alerte au deuxième tiers, l’animal est bien conduit par Luis Bolivar lors des deux premières séries droitières. Par la suite, le cornu ne se livre pas et le Colombien se résoud à le tuer d’une media et d’une paire de verdugos.
Le Dolores Aguirre sorti en quatrième position est correct de trapio. Intéressé par la cape, Caracorta pousse sous la première pique et ne sort pas seul. Lors des trois rencontres suivantes, placé au centre (ou presque) du ruedo, il part au premier cite du piquero avec une relative allégresse mais fuit le groupe équestre dès le contact du fer. Dommage ! Aux banderilles, le Dolores suit les peons. Par la suite, Moreno se regarde trop toréer, il n’avance pas la jambe et ne pèse pas sur l’animal. Difficile dans ses conditions de réaliser quelque chose de convenable. Le negro sera occis au troisième essai.
L’Alcurrucen n°263, bien présenté domine Barrera au capote. Barbaroso pousse mais donne des coups de tête sous le fer et sort seul. Hésitant sur la deuxième rencontre, il met les reins au contact de cheval. Pour la troisième pique, il part de plus près avec moins d’hésitation mais sa course est plus lente et il sort rapidement seul. La quatrième pique se résume à un picotazo. Le Maestro demande le changement. Le Président refuse puis demande le changement alors que l’animal s’élance pour une cinquième rencontre !…
A la muleta, Barrera ne veut rien faire et se moque du public, deux séries et basta. Une demie atravesada et un brelan de descabellos pour la mort du bicho.
Relator, né en mai 2006 (juste 4 ans?) de la Ganaderia de Rehuelga sort avec le piton gauche abîmé. Peu propice au toreo de cape, il se montre un plus actif (!) au cheval en trois rencontres dont les deux premières appuyées. Il ne s’emploie guère malgré tout et termine. Le tercio de muleta est soporifique…Bajonazo de Bolivar au deuxième envoi.
Bilan : Aucun des trois prix mis en jeu n’aura de vainqueur.
Présidence. M. Amestoy.