Samedi matin10 juillet, novillada de Javier Gallego à Céret
Quatre novillos de Javier Gallego pour le mexicain Sergio Flores et le madrilène Mario Alcalde.
A 11 h, la chaleur est lourde, le cirque est à demi rempli.
Novillos aux gabarits impressionnants (poids non communiqués), un peu justes de cornes, les trois premiers bien dans les couleurs veraguas, de l’ensabanado au jabonero, le quatrième noir.
Très présents au premier tiers, douze piques à eux quatre, ils eurent tendance à se réserver au troisième.
Sergio Flores, vert et or, reçoit bien le premier par véroniques et revolera.
L'utrero pousse fort sur un première pique, va vers la seconde à petits pas mais sans hésitation et montre à nouveau sa bravoure.
Mario Alcalde s’illustre au quite.
Bon tercio de banderilles.
Brindis au public.
Derechazos difficiles, le novillo donnant de la tête. C’est pareil à gauche où Sergio se fait désarmer. Le novillo va a menos et retarde sa charge.
Manolletinas finales.
Pinchazo hondo en forme de mete y saca suivi d’une entière en bonne place.
Novillo applaudi.
Vuelta pour le novillero.
Le deuxième est un beau jabonero sucio au morrillo développé. Il est rageur dans la cape de Mario Alcalde, gris perle et or.
Grand tercio de pique : gros impact sur la première où le cheval frôle la chute, très grosse poussée sur la deuxième correctement appliquée, il part allègrement de loin vers la troisième. Il en prendra encore bravement une quatrième, sans doute superflue, mais le public était tellement heureux. Le picador est très applaudi.
Tercio de banderilles rapide à porter au crédit d’une excellente cuadrilla.
Brindis au public.
Mario dessine de bonnes naturelles en courant bien la main.
Il a le tort de prolonger, le généreux novillo ayant laissé trop de forces lors du premier tiers ne pouvait plus répondre.
Belle estocade.
Applaudissements unanimes équitablement distribués entre l’animal et l’homme.
Le troisième novillo, répondant au nom de Colibri, présente les plus belles cornes du lot. Il joue de la tète dans la cape de Sergio Flores.
C’est sans doute pourquoi le picador ne le ménage pas profitant de sa bravoure pour « pomper » sans retenue lors de trois rencontres. Bronca du public..
Bon tercio de banderilles.
Sergio débute par des derechazos qu’il essaye d’allonger mais l’animal le cueille entre les jambes et lui impose une douloureuse blessure dans le scrotum. La cuadrilla entraîne le blessé vers l’infirmerie. Mais alors que Mario Alcalde vient de demander au président l’autorisation de tuer, Sergio revient, en clopinant et grimaçant plus ou moins, parce qu’il tient à se charger lui-même de la besogne. Il le fait de belle manière en donnant une grande estocade entière en bonne place. Il retourne à l’infirmerie sans attendre la suite. Grande ovation.
La suite est que le président laisse tomber l’oreille du public.
Applaudissements au novllo.
Le dernier noir, un peu moins gros que les précédents, fera preuve de genio.Il esquivera une première rencontre, poussera brièvement sur la seconde, poussera plus franchement sur la troisième.
Bonne banderilles. L’heureuse emprise de l’apoderado, Franscuelo, présent dans le callejón, se fait sentir sur cette équipe. A noter la remarquable efficacité du peón de brega, Torres Palacio.
Mario Alcalde débute par naturelles et se fait désarmer. Il compense son inexpériences en se battant avec courage contre un animal qui se retourne bien vite. L’excellent public apprécie son engagement mais lui conseille amicalement d’abréger.
Il répond par une entière foudroyante qui sera très applaudie.
Bonne présidence de Yannick Jaoul, président de La Muleta d’Arles.
Le premier picador de Mario Alcalde, José Bernal, est gratifié de la prime de 200 euros mise en jeu sur chaque tercio de varas, « récompensant le picador lorsque toutes les conditions de lidia sont respectées. »
Quel plaisir d’avoir vu ces deux très jeunes novilleros, encore bien tendres, soucieux de donner tout ce qu’ils savent diu mieux qu'ils peuvent et avec courage.
Ce cartel est à répéter dans son intégralité, toros et toreros
Cette matinée, tout à fait cérétane, fut la parfaite introduction à ce qui allait suivre l’après midi et le lendemain.