Rassemble, depuis 1910, les clubs taurins pour défendre l'éthique de la corrida et les droits des aficionados

La  FSTF est active au sein de l'ONCT.

Associations d'aficionados, rejoignez la

Cliquer ici pour savoir comment ...

Le Corps de Présidents est créé

 

 

 

 

Cliquer sur la balance

Fernando Robleño, l'un des triomphateurs de la temporada française, reçoit, le 20 octobre 2012 à Montauban, la médaille de la FSTF des mains du Président Roger Merlin.

Cliquer sur la photo

 

Vous êtes ici

Autre regard sur la corrida d'Escolar Gil le 11 juillet à Céret

Si les anti-corridas avaient un cerveau ils pourraient méditer cette phrase de Jean Cocteau : «  La haine est absente d’une corrida. N’y règnent que la peur et l’amour ».

La novillade du matin, remarquable de présentation (Fidel San Roman), connut un moment unique. Le 6ème s’élança pour une quatrième pique, à plus de vingt mètres, pour une rencontre d’anthologie. La vuelta au toro récompensa cet élevage qui a fait honneur à Céret et à tous les aficionados. Malheureusement les novilleros n’ont pas été à la hauteur. « Il conviendra d’attendre la venue d’une génération de toreros qui se seront formés tout seuls et non dans les écoles taurines ».

Après-midi 17h30

Corrida d’Escolar Gil (encaste Saltillo – Albaserrada)

Très bien armés, les poids variant de 480 à 600 kg. Ils supportèrent avec bravoure de deux à quatre piques, grâce notamment à la remarquable cavalerie, légère et très bien entraînée d’Alain Bonijol.

Fernando Robleno vient pour la 9ème fois à Céret. Il ne le regrettera pas.

A son premier, sa faena des deux côtés fut efficace et permit de couper une oreille.

Le 4ème a été remplacé par un Escolar Gil assez efflanqué, qui ne s’épuisa pas à la pique. Le madrilène profita de sa noblesse pour nous montrer l’étendue de son talent : les séries profondes à droite et à gauche ont soulevé l’enthousiasme du public.

L’oreille, après deux épées et un descabello permirent ensuite à Fernando de sortir par la grande porte.

Alberto Aguilar est lui aussi un matador plein d’envie de bien faire et de respecter les canons de la tauromachie. Ayant triomphé au mois de mai à Vic, il semblait s’acheminer ici vers un succès semblable.

Son deuxième, 600kg de muscles et de bravoure, renversa le cheval et permit de mettre en valeur le 1er tiers.

Sa faena fut sincère, des deux côtés, souvent avec une profondeur remarquable. Malheureusement la mort fut longue après deux épées tombées. Néanmoins il fut invité à faire deux tours d’arène sous une immense ovation.

Rappelons qu’au 1er, Alberto fut égal à lui-même, mais il ne put obtenir de trophée.

Joselillo avait triomphé la veille à Pampelune (deux oreilles). Peut-être avait-il en tête les scènes récentes, toujours est-il qu’il ne montra pas une tauromachie profonde et sincère. Il se contenta du « minimum syndical » face à des deux adversaires, prenant même le public à témoin devant la difficulté de la tâche ! Dommage !

Le bilan de la course reste néanmoins très positif, grâce aux deux premiers maestros et à la qualité des Escolar Gil (plus de 15 piques).

Un mot pour terminer : la cobla Mil.lenaria est pour nous la musique la plus émouvante, la plus éblouissante qu’il nous ait été donné d’entendre. La musique du paseo composée par Pascal Comelade vous donne la chair de poule !

La course s’achève. Au loin le Canigou est à nouveau visible, il réapparaît derrière les nuages à cet instant magique : il veut lui aussi admirer la fête.

Retour