Dimanche matin 11 juillet, novillada de Fidel San Roman à Céret
Six novillos de Fidel San Roman pour Arturo Saldivar, Paco Chavez, José María Arena
Le succès de la course revient aux novillos de Fidel San Roman qui animèrent la matinée de bout en bout en raison de leur caste et de leur mobilité ; surtout les cinquième et sixième, de véritables toros, superbes de présentation, toréables mais posant certaines difficultés que ne surent résoudre les novilleros .
Arturo Saldivar eut un premier adversaire noble, de trapío, mais qui ne s'engageait pas vraiment. Il fut durement châtié dans deux piques "carioquées". La faena commença par des séries de derechazos la troisième liée fut la meilleure ; à gauche le novillo avait une charge douce mais sans intensité du fait de son manque de force. La mise a mort fut laborieuse et longue.
Son second adversaire, grand, pas joli, passait bien ; il prit trois piques avec mansedumbre dont deux "carioquées". Rapidement Saldivar recula sur les passes données à gauche et fut vite débordé par un animal resté entier; il ne lui donna pas la distance suffisante. La mise à mort a été difficile avec plusieurs lames dans le cou (un avis), échec complet.
Paco Chavez se fit rapidement dépasser par le second novillo qui prit deux piques en "cabécéant" et qui afficha sa caste et sa mobilité tout au long du combat ; Chavez tenta de le banderiller sans grand succès. A la muleta, il fut mis en déroute par le novillo qui attaquait sans arrêt et donnait de la tête ; il le liquida de plusieurs coups d'épée mal placés qui finirent par avoir raison, à la longue, de l'animal qui mourut bouche fermée (sifflets).
Le cinquième était un animal magnifique, plus toro que novillo ; il prit les piques avec bravoure, une première poussée et "carioquée", il revint seul sur le cheval et enfin le picador le piqua correctement. Chavez le banderilla avec un succès inégal, et demanda à la présidence l'autorisation de clouer une paire supplémentaire, ce qui lui fut refusé.
Il prit la muleta de la main droite et toréa sans conviction ; à gauche il douta et recula. La déroute se poursuivit avec l'épée ( silence ). Il est regrettable qu'un tel animal soit tombé entre des mains aussi peu expertes.
José María Arenas dont le novillo avait été changé pour boiterie eut a affronter le réserve, aux cornes larges, plus léger que les autres, noble et humiliant bien ; il prit deux piques sans bravoure et montra une certaine faiblesse de pattes. Arenas le banderilla avec une réussite inégale. La faena commença par deux derechazos, suivis de naturelles ; le toro passant bien mais le novillero ne le conduit pas assez loin et ne profite pas de la bonne charge de l'adversaire qui prend le dessus. Trois épées dont un golletazo furent nécessaires pour terminer. ( Applaudissements ) .
Le sixième novillo " Oyemucho" fut remarquable par son type et son trapío, déclenchant à sa sortie des applaudissements du public.
Arenas débuta bien a la cape devant un animal de grande présence en piste et d'une grande bravoure ; la première pique fut déjà sensationnelle, le cheval soulevé et déplacé sur une grande distance ; les deuxième et troisième piques furent également très poussées ; enfin la quatrième prise en chargeant de l'autre extrémité de la piste souleva les gradins et déclencha une grande ovation au picador Carlos Prieto Herrero. A la muleta le novillo passe bien a droite mais Arenas raccourcit le geste et se découvre .
Bref, il échoue complètement avec ce grand novillo d'exception ; une épée entière atravesada fut d'effet lent et Oyemucho eut une mort de brave, superbe, sous les applaudissements de la foule. La présidence lui accorda une vuelta très méritée et le public applaudit également Alain Bonijol dont la cavalerie fut exemplaire.
Le prix au picador a été remis à Carlos Prieto Herrero, de la cuadrilla de Jose Maria Arenas.