Vendredi 16 juillet, corrida de Miura à Mont-de-Marsan
Corrida de MIURA pour Juan José PADILLA (coq de roche et or), Rafael RUBIO "RAFAELILLO" (rose indien et jais) et Julien LESCARRET (noir et or).
1er (4 ans et 7 mois) : negro bragado, armé court, reçu par deux largas à genoux. Il prend trois piques sans, montrer grand-chose, avec une lidia déficiente : 1ère sans mise en suerte, trop longue et carioquée, il pousse un peu, tête haute ; 2ème en échappant au peon, secoue et sort seul ; 3ème placé sur la raie (!), pour la forme.
Banderilles moyennes du maestro : à cornes passées, sesgo por fuera plus sincère, al violin avec poursuite.
Doublé avec sortie par le haut, le toro serre à droite. Padilla alterne main gauche et main droite et subit les, retours secs à gauche ; quant à la droite, la charge n'excède par trois mètres. Le matador abrège par passes, de piton a piton et en termine péniblement, le toro démarrant à deux reprises quand il lève l'épée, avec deux fois 1/5ème de lame qui saute et bajonazo prémédité.
Lègère division...
2ème (4 ans et demi) : cárdeno salpicado, playero, un peu "hocico de rata", reçu lui aussi par larga à genoux.
Faiblote, il secoue sous une vilaine pique pompée et vrillée puis, placé assez loin, pousse un peu sous une, 2ème, en arrière cette fois.
Banderilles sans poursuite.
Noble et mobile, il tombe dès les doblones d'entame. Rafaelillo mène sa faena à la voix et se croise peu à peu, terminant par naturelles citées avec la muleta pliée, suivies d'adornos : farol, circulaires et changement de main. Le toro a conservé sa mobilité jusqu'à la fin mais a chuté plusieurs fois au cours de la faena. Autre mise à mort laborieuse avec quart de lame en avant, pinchazo, entière verticale en avant et descabello.
Salut aux tiers.
3ème (4 ans et 7 mois) : negro liston, armé large et court. Il sort abanto, se met à boîter (suite à un remate, aux planches ?), s'agenouille et est remplacé par le 6ème (4ans et 5 mois). C'est un negro entrepelado, playero, qui sort violemment mais traîne les postérieurs ; il secoue sous la mono-pique dont il sort à genoux, et avec le piton gauche en pinceau … ambiance !
Il suit un peu aux banderilles, exposées, puis charge au pas et tombe constamment. Devant un tel ersatz de toro, Lescarret ne peut qu'abréger. Le calvaire se poursuit avec trois pinchazos, quart de lame, deux tiers de lame en avant et descabello. L'animal tombe avec l'avis.
Silence et sifflets à l'arrastre.
4ème (4 ans et 4 mois) : castaño, astifino, "perd les mains" dès son entrée. Il pousse par à-coups à la 1ère pique, en arrière, et la 2ème est vraiment symbolique.
Le tercio de banderilles de Padilla est une copie assez conforme de son premier, le toro suivant peut-être un peu mieux.
Avec ce faiblard qui passe son temps à genoux, le torero, qui a débuté la faena à genoux lui aussi et aux planches, réussit à se mettre en difficulté, il paraît desconfiado, recule et conclut heureusement d'une entière delantera au centre .
Silence et 2ème, arrastre sifflé.
5ème (4 ans et 7 mois) : negro long et fin, c'est le 1er à remater franchement, et les pitones tiennent. Il pousse en s'arc-boutant à la 1ère rencontre, mais se montre plus discret à la 2ème ; ovation au picador, propre.
La 3ème paire de banderilles est exposée, avec poursuite nette et salut du peon.
Un autre Miura faiblote, qui paraît noble sur une série à droite, citée de loin et au centre, puis avertit à deux reprises à la 3ème. Il fait, de même à la 2ème naturelle, recommence à droite ainsi que sur le pecho qui suit. Rafaelillo s'arrime et fait face dignement à l'adversité, mais se gâche un succès potentiel à la mort avec un quart de lame à peu près, en place et deux descabellos entrecoupés des démarrages du toro.
Avis et vuelta.,,,
6ème : c'était déjà bien parti pour une tarde décevante, mais là on touche le fond, avec l'entrée en piste d'un, sobrero de … José VASQUEZ (dans une miurada !), qui frôle les six ans, lourd, gras, qui n'arrive pas à traîner son poids, avec les boulets qui semblent partir dans tous les sens ; seul point positif, lui au moins est armé, correctement ! Le tercio de piques, en deux rencontres, est vraiment là pour la forme, les banderilles sont, arrêtées avec raison à deux paires, et le 3ème tercio est bien sûr pitoyable, l'invalide passant son temps vautré au sol. Et comme ce n'est pas le jour des estocades, Julien conclut à l'unisson avec pinchazo, un tiers de lame dans l'épaule et 5 descabellos en se faisant amener au centre par les démarrages de son adversaire. Silence et bronca finale au palco
Présidence sans histoires de Marcel Garzelli, assisté de Pascale Haurie et d'Ekkaert Munsch.,,
Des armures discrètes, voire douteuses, de la faiblesse, des tercios de piques indigents : petite miurada, pauvre miurada, triste miurada. Mais que "bricolent" donc les frères Miura dans leur (ex) sanctuaire de, Zahariche ? Que veulent-ils obtenir ? Le savent-ils au moins eux-mêmes ? On comprend que Don Eduardo ne tienne pas à aller voir lidier ses toros …
Voir un petit bout de vidéo sur France3-Aquitaine
Voir le reportage video d'Alain Garres sur CorridaTv
avec, en prime, le reportage video du Concours Landais du 16 Juillet par Alain Garres et le reportage video de la Corrida de Garcigrande du 17 Juillet par Alain Garres et Guy Tanguy