Dimanche 18 juillet, corrida de Fuente Ymbro à Mont de Marsan
3ème corrida de la feria de la Madeleine
Sergio Aguilar, Luis Bolivar et Arturo Macias.
Les répétitions d’une année sur l’autre d’un élevage primé ne donne que rarement de bonne course. Les pupilles de Don Gallardo présentés l’an dernier au Plumaçon avait remporté plusieurs prix ; celui de cette année n’en aura aucun. De trapío convenable et de couvre-chef sérieux, le lot eut un comportement hétérogène, du premier bravito premier au dernier manso.
Le premier de l’envoi, Agitador, approchant les cinq ans, fuit dans un premier temps les capes. Aguilar l’intéresse progressivement et le conduit vers le centre du ruedo. La première rencontre se termine par un batacazo après une bonne poussée du bicho. L’animal s’emploie moins sur la seconde mais renvoie le cavalier à terre à la troisième mais sort vite. A la flanelle, le Madrilène le double puis use de son toreo codillero dans un terrain réduit et finit par étouffer son adversaire. Après une faena composée principalement de demi-passes, il termine par un carré de manoletinas bien facturées puis couche l’astado d’une entière delantera. Pétition minoritaire et vuelta bien fêtée.
Jaranero, un beau castaño, jette les antérieurs dans la cape. Bien dominé, Bolivar l’amène al centro par de belles véroniques. L’animal reçoit un laide première pique carioquée, vrillée, pompée et appuyée. Il pousse une nouvelle fois lors du second assaut et ne sort pas seul. La présidence décide de changer de tiers alors qu’une troisième pique aurait intéressé l’aficionado. Arturo Macias se fait remarquer par un quite par gaoneras serrées. Au dernier tiers, le travail du Colombien transpire la marque César Rincon. Citant de loin et de face, il laisse s’exprimer totalement le toro dans des séries droitières bien enroulées mais légèrement picotés. A babord, Luis sert des naturelles mais l’animal baisse de ton et les passes deviennent plus difficiles à composer. Une entière delantera lui permet de couper le pavillon de la tarde.
Arturo Macias ne peut rien faire avec le troisième, Silbador qui freine dans sa cape. Les deux piques sont mal réalisées avec toutes les astuces pour réduire un bravo ; l’animal s’emploie bien à la première, peu à la seconde. Avec la muleta, le Mexicain est loin et se fait vite dépasser par l’astado duquel il ne peut rien tirer. Silence après une deuxième estocade basse.
Organillero né en décembre 2005 est le plus jeune du lot. Peu préservé au cheval, le bicho montre beaucoup de signes de faiblesse. A la flanelle, Aguilar réduit vite la charge et dès la deuxième série droitière, le cornu s’affaisse. Le maestro montre peut d’envie et la faena devient vite ennuyeuse. Silence après une deuxième estocade basse.
Historiador, passe sans conviction dans la cape de Bolivar. Il désarme le picador de son outil lors de la première rencontre, se fait clouer une seconde dans l’épaule mais le castoñero lève la pique puis goûte une dernière fois le fer lors d’un picotazo. Le dernier tiers n’est pas de grande qualité ; le cornu grattant le sol, chargeant rapidement, hésitant de nouveau. On retiendra une série droitière et c’est tout. La demi-épée delentera et l’avis précèderont le silence final.
L’ultime, Tomillo, un jabonero né en décembre 2004, passe sur les deux bords avec le capote. Il n’aime pas la puya qu’il quitte rapidement à quatre reprises. Le Mexicain initie sa faena au centre à genou, puis enchaîne bien à droite. Le jeu de passe-passe des séries suivantes ne va pas peser sur le quadrupède et malgré quelques séquences à émotion mais sans grande valeur technique, Macias ne nous montre pas grand chose. Avis et estocade légèrement basse pour un silence.
Durée : 2h10
Présidence : M. Garzelli
Gestes taurins de la tarde pour Domingo Navarro Saneleuterio, le peon de Luis Bolivar, qui se fait remarquer par ses interventions judicieuses et toujours de qualité.