Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2010

Billet d’humeur sur la Feria de Dax
Du 13 au 17 août


Vendredi 13 août
18h : toros de Daniel Ruiz, Enrique Ponce, Morante de la Puebla, Daniel Luque,
Samedi 14 août
11h15 : novillos de El pilar, Juan del Alamo, Thomas Joubert - 18h :  toros de Victorino Martín, José Luis Moeeno, Diego Urdiales, Sergio Aguilar
Dimanche 15 août
11h15 : Rejoneo -
18h : toros du Conde de Mayalde, Rafaelillo, Sergio Aguilar, Mehdi Savalli
Lundi 16 août
11h15 : erales de Conde de Mayalde, NSP - 18h : toros de El Pilar, El Cid, Sébastien Castella, Luis Bolivar
Mardi 17 août1
1h15 : erales de Victoriano del Rio, NSP - 18h : toros de La Quinta, Curro Diaz, El Juli, Miguel Ángel Perera

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Que dire de la Feria de Dax 2010, si l’on voulait n’en retenir qu’une seule chose ?

Un esprit chagrin pleurnicherait sur la caste perdue des Daniel Ruiz ou sur la formidable caste des Pilar, trop souvent annihilée par les pattes flageolantes des novillos et plus encore des toros, ou encore sur l’inutile tromperie qui consiste, là comme en beaucoup d’autres lieux, à afficher des poids généreusement gonflés, souvent d’une cinquantaine de kilos, pour faire croire que les 460 kg. réglementaires sont largement dépassés, ou même sur certaines partialités bien suspectes de tel ou telle président(e), voire sur le peu de sensibilité du public au toreo sobre et posé d’un José Luis Moreno ou d’un Sergio Aguilar, aux 4 gestes de Morante.

Un méchant esprit partirait en guerre contre le peu d’implication  de Morante et même de Ponce, contre l’aisance en roue libre de Castella, contre la pitoyable incapacité de Savalli.

Un esprit positif trouverait son bonheur à louer la caste retrouvée des petits (« tout petit » pour l’un d’eux) Victorinos, la bonté sans naïveté des La Quinta avec la fougue inlassable du 6ème, le beau toreo retrouvé de Diego Urdiales, la générosité sans bornes de Alberto Aguilar… le métier de Rafaelillo… le temple, peu dominateur mais tellement expressif, de Curro Díaz…

Un aficionado digne de ce nom pourrait retenir la grande faena du Cid, en voie de pleine réhabilitation… la formidable prestation de Perera transcendé au grand 6ème La Quinta qui, avec une bonne épée, aurait pu faire tomber un rabo légitime… Il pourrait aussi rejoindre le concert de louanges qui ne cesse d’entourer, à juste titre, un Juli triomphant, rayonnant, souverain, de plus en plus profond : en un mot, époustouflant.

Mais, faisant preuve de quelque originalité, pourquoi ne pas retenir le fabuleux toreo de cape du Juli à son premier La Quinta ? S’il n’a pas échappé aux yeux bien avertis, l’immense majorité des spectateurs n’y a vu que du feu. Un temple et une lenteur inouïs, une autorité absolue sur toute la longueur de la charge du premier au dernier centimètre. Le tout sans avoir l’air d’y toucher ni de forcer son talent. La chose est assez rare et tassez précieuse pour servir d’exergue à cette Feria dacquoise contrastée.

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