Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2010

Du10 au12 septembre, feria du riz à Arles


Vendredi 10 septembre
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Un petit 1/3 d’arène, soleil
6 toros de La Quinta homogènes de présentation (500 à 535kg), d’âge (4,5 à 5 ans), d’armures (dans l’ensemble correctes).
Rafaelillo : une entière contraire, applaudissements / une entière en place, applaudissements
Diego Urdiales (présentation à Arles) Un tiers de lame tombé, salut au tiers / une entière, un descabello 1 oreille
Alberto Aguilar (présentation à Arles) une entière un peu tombée, 2 oreilles / une entière tombée, silence
Les déceptions : Le manque de présence, de puissance des taureaux, pourtant tous morts bouche fermée. Rafaelillo peu concerné, distant.
L’incompréhension : Le choix de la présidence qui prime d’une vuelta le 3ème grattant le sol, qui prit 3 piques sans style, en poussant peu et qui donne deux oreilles à Aguilar qui fut bien en dessous du taureau dans une faena nerveuse sans intérêt.
Les trop rares bonnes choses : Le  5èmequi pousse fort avec les reins et qui renverse le cheval lors de la première rencontre. La faena d’Urdiales à ce taureau sur les deux cornes, « a gusto », sans esbroufe, classique. 6 estocades et un descabello, nada mas, bravo messieurs les matadores.

Samedi 11 septembre

Plein, soleil
6 toros de Daniel Ruiz faibles du train avant (tous s’agenouillèrent plusieurs fois en cour de lidia) nobles, suivant bien aux banderilles, répétant à la muleta (abrutis les 1 et 5) un seul présent à la pique : le vieux 6 (5ans et 7mois)
Des nouvelles de la famille Manzanarès : José Maria blessé, cède sa place à El Lobo comme sobresaliente dans un mano a mano El Juli - Bautista. Le frangin Manuel monte les chevaux de Pablo Hermoso De Mendoza et ouvre la place décorée par une artiste américaine après un récital lyrique…une heure non taurine…
Un détail : De belles mises en suerte au cheval pour les n°2 et 3
De l’importance de l’épée dans l’attribution des trophés : trois « julipié »…du Juli et trois estocades de Bautista, bilan 10 oreilles, au moins 6 de trop, pour un score de 5 à 5,.égalité parfaite comme aiment à souligner de footbalistiques commentateurs. El Juli a mieux toréé mais Juan Bautista a mieux tué.

Dimanche 12 septembre

Matinée, un quart d’arène, soleil
6 novillos de Palla à part le premier, tous bien présentés, pratiquement des toros (plus de 3 ans et demi). Tous sortirent lentement du toril, ils prirent deux piques malgré une faiblesse latente, le deuxième remplacé suite à une perte de sabot, le 4ème invalide. Tous nobles, ils devaient laisser leurs oreilles...
Qui face à ces novillos toréables ? Trois novilleros (1 espagnol, 1 français et 1 mexicain) qui ne plantent évidemment  pas les banderilles, et qui ne savent (ou ne veulent) pas lidier un toro.
Que dire de l’espagnol ? Alejandro Enriquez ne réussit qu’une belle estocade (sin puntilla) à son premier ce qui lui autorisa un modeste salut au 1/3, rien à ajouter.
Que dire du français ? Tomasito à son noble premier (le 2bis) nous gratifia de belles réceptions par véroniques en gagnant le centre, d’une mise en suerte allurée puis, au troisième tiers, de séries à droite tout à fait convenables. Une demie estocade dans le cou inefficace et laissant le novillo tête haute, puis, sous les conseils avisés de sa cuadrilla arlésienne, il utilisa le descabello à toro vif une demie douzaine de fois. Un avis et vuelta contestée…
Même style à son deuxième : deux pinchazos, un avis, un pinchazo, un quart d’épée, un descabello et salut au tiers. Y a t il un matador dans la salle ?
Que dire du mexicain ? David Silveti a passé sa matinée à gueuler à ses adversaires (pensant qu’ils étaient sourds ?) et quand il se souvenait qu’il avait une muleta à l’utiliser de façon rustre et vulgaire, sur le passage, en se faisant balader. Des pinchazos et deux épées n’importe comment. Salut au tiers à son premier, silence (enfin !) à son dernier.

Dimanche 12 septembre

Après-midi, une demie arène, soleil
Corrida concours d’élevage français pour J.J. Padilla : Estocade tendue en arrière : salut au tiers – Une demie lame en arrière, trois descabellos : silence.
Israel Tellez : Estocade tendue, basse. Silence - Une entière couronnée d’applaudissements et récompensée par une oreille légitime, après une faena digne, classique, intelligente, où il se montra au dessus de son opposant.
Mehdi Savalli : Bajonazo infâme, silence – Deux pinchazos ,  trois descabellos, silence.
Ils étaient beaux les taureaux ? Oui, tous biens présentés sauf le gersois, une grosse barrique d’armagnac sans cornes de l’Astarac : im-pré-sen-ta-ble !
Et ils étaient bons à la pique ? Non, aucun ne fut complet, les moins mauvais :
Le Tardieu qui, correctement mis en suerte par Padilla (de plus en plus loin), s’élança avec enthousiasme vers le cheval, par trois fois, mais qui ne poussait pas.
Le Margé qui lui poussait, mais qui n’avait aucun intérêt pour le cheval et qui préférait gratter le sol avant de partir de guerre lasse vers le picador et sa monture.
Et au dernier tiers, alors ? Le Gallon se révéla vite un grand invalide de guerre après deux pitoyables rencontres avec le groupe équestre. Le Christophe Yonnet fut absent des débats dés la première pique : inexistant aux deux suivantes, invisible aux banderilles, déclaré « porté disparu » à la muleta. Le Piedras Rojas devint vite un nouveau trésor de l’archéologie arlésienne : il se statufia.
Donc, si j’ai bien compris, pas de prix ! Et bien si ! Le jury « démocratique » donna le prix du meilleur taureau à Robert Margé sous les huées bien compréhensibles d’un public déçu mais pas dupe, le peuple du taureau peut encore manifester, merci !

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