Dimanche 20 mars, novillada d'Antonio Lopez Gibaja à Samadet
Pour cette ouverture de la temporada des novilladas piquées, la Peña Al Violín organisatrice de ce spectacle avait fait le choix de répéter le fer de l’an dernier à savoir les pupilles de D. Antonio Lopez Gibaja.
Les robes des novillos, à dominante castaño saupoudrée negro colorado, ne trahissaient pas leurs origines Carlos Nunez, Marques de Domecq et Jandilla. Les six astados firent une belle sortie en piste, avec une mention particulière pour le deuxième bien armé, applaudi à son entrée.
Hélas, le lot se fit surtout remarquer par son manque de force dès l’unique rencontre avec le piquero voire avant pour le 2. Vite dégonflés, les novillos ne donnèrent ainsi que peu de possibilités aux diestros. Seul le quatrième tenant sur ses pattes permit à Dufau de réaliser une pseudo-faena. Il se vit octroyer une vuelta al ruedo on ne sait pour quelle raison… peut être parce qu’il permit un peu plus que les autres… mais après une seule pique et seulement deux paires de palos sans bravoure… !
Les trois novilleros, coachés par le mundillo-spectacle, sont bien dans le « moule » du « toréo moderne » .
La faena stéréotypée doit comporter 50 muletazos, avec bien sûr un chapelet de redondos ou d’adornados. Le tout d’effet « bling-bling » doit porter sur le public afin de couper des oreilles de pacotilles ! Cela ne pu se réaliser aujourd’hui faute de matière première. Nada tiene importancia si no hay toro !
Face à son premier invalide, Dufau ne pu s’exprimer ; palmitas. Son second adversaire est le seul du lot qui avait suffisamment de force pour tenir debout. Le landais débute classiquement au centre puis sert trois séries de derechazos profilés avançant trop rarement la jambe pour peser sur l’animal. Le passage éclair à gauche reste superficiel et quelconque. De retour à tribord, il réalisera les séries de redondos et d’adornados. Son échec avec l’espada (5 tentatives et 2 descabellos), le priva certainement des deux oreilles p…Quantité ne rime pas avec qualité…Dufau salue au centre de la piste mais, et c’est tout à son honneur, refuse les sollicitations de certains qui souhaitaient un tour de piste.
Fernando Adrian nous rappelle Javier Valverde par ses cris incessants et indécents. C’est fatigant…. Heureusement, la présidence mélomane donna la musique, remarquablement interprétée par la Banda Al Violin, qui soulagea un peu nos oreilles. Le jeune espagnol vit son adversaire trop souvent au sol pour réaliser un travail honorable. Il se vit offrir une oreille surprise sollicitée par une vingtaine de mouchoirs ! Le quinto malo ne permet pas grand chose et Adrian ne tire rien de ce quadrupède. Silence.
Juan Leal profile de la charge plus longue du 3, mais réduit vite son toreo alors que l’animal pouvait être plus mis en valeur. Sa faena « école taurine », sans poids sur son adversaire, lui permet de décrocher un pavillon encore une fois peu sollicité par le public… et ce malgré un brelan d’aciers à la mise à mort.
De la dernière partition de l’après-midi, nous retiendrons deux « zapopinas » du maestro, la confrontation entre les deux adversaires ne donnant qu’une faena sans saveur. .
Les trois novilleros se présentaient dans cette placita.
Cuadra de caballo peu mobile avec intervention récurrente du monosabio de service.
Un seul trait pour délimiter le sitio de pique qui se situait près du toril et non à l’opposé.
Les tendidos étaient presque pleins. Prix des places : de 28 à 40 euros.