Règlement Taurin Municipal Français
commenté
Liste des villes adhérentes à l'UVTF
Plan réactif du règlement
Texte officiel du règlement avec des liens vers nos commentaires
Récapitulatif de nos commentaires et propositions
Nous avons souhaité mettre ici, à la disposition des aficionados, le texte du règlement taurin de l'Union des Villes Taurines de France (U.V.T.F.). Ce règlement est, en effet, souvent invoqué mais généralement méconnu.
Les deux premiers "législateurs" de la tauromachie furent, en Espagne, les matadors :
José
Delgado "Pepe-Hillo" |
Francisco
Montes "Paquiro" (1805 -1851) |
|
|---|---|---|
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Et puis le corrida de toros devint Fiesta nacional et son règlement fit l'objet d'une loi ...
Depuis l'appartion
de la corrida espagnole en France, dans les ultimes décades du XIXème
siècle, les aficionados Français ont éprouvé la necessité
d'un Règlement Taurin Français. Déjà, en 1897, la
Fédération des Cités du Midi, ancêtre de notre Fédération,
proposait, lors d'un congrès tenu à Béziers, un embryon de
règlement.
Faute d'un règlement imposé par la loi que les organisateures de corridas n'ont jamais voulu, plusieurs villes
édictèrent des règlements locaux. Une première version
du Règlement Taurin Municipal a vu le jour en 1972. Nous, Fédération des Sociétés Taurines de France, l'avions en partie
inspirée. Nous restons toujours très attentifs à son contenu
et à son évolution. Nous avons obtenu de nombreuses améliorations
et poursuivons cette tâche. Les commentaires dont nous accompagnons, ci-après,
le texte du règlement, révèlent que nous sommes loin d'être
satisfaits. Nous continuons et continuerons inlassablement à réclamer
des modifications, toujours dans la logique de notre triple objectif : maintien
de l'éthique de la corrida, intégrité du toro de combat,
défense des intérêts des aficionados.
Nous
ne nous cachons pas, d'autre part, que le règlement est fragile et difficile
à faire respecter en l'absence d'un définition légale de
la corrida en France.
Obtenir un tel cadre légal est l'une de nos ambitions majeures..................
PLAN
DU RÈGLEMENT TAURIN MUNICIPAL (2005)
[Cliquez
sur les Titres ou Chapitres que vous souhaitez consulter]
PRÉAMBULE
TITRE
I - OBJET ET CHAMP D'APPLICATION (articles
1 à 4)
TITRE
II - LA COMMISSION TAURINE EXTRA-MUNICIPALE (articles
5 à 9)
TITRE
III - LES ARENES ET LEUR PERSONNEL
Les
trois catégories d'arènes (article 10)
Des infirmeries (articles 11 à 18) -
Des personels divers (articles 19 à 22) ....
De
l'horloge (article 23)
TITRE
IV - DISPOSITIONS COMMUNES A TOUS LES SPECTACLES
CHAPITRE
I - CLASSIFICATION DES SPECTACLES ET CONDITIONS REQUISES POUR LEUR ORGANISATION
ET LEUR CELEBRATION ( articles 24 à 29)
CHAPITRE II - DROIT ET OBLIGATIONS DES SPECTATEURS (articles 30 à 37)
CHAPITRE
III - PRESIDENCE TECHNIQUE ET POUVOIRS DE POLICE (articles
38 à 42)
TITRE
V - DISPOSITIONS VISANT A GARANTIR L'INTEGRITE DU SPECTACLE
CHAPITRE I - CARACTERISTIQUES
DU BETAIL A COMBATTRE (articles 43 à 46)
CHAPITRE
II- TRANSPORT DU BETAIL ET EXAMENS PRELIMINAIRES (articles
47 à 54)
CHAPITRE
III - EXAMENS ET OPERATIONS PREALABLES A LA COURSE (articles 55 à 57)
CHAPITRE IV - DES EXAMENS
« POST MORTEM » (article 58)
CHAPITRE
V - DES GARANTIES ET MESURES COMPLEMENTAIRES (articles
59 à 68)
TITRE
VI - DU DEROULEMENT DE LA COURSE
CHAPITRE
I - DISPOSITIONS GENERALES (articles 69 à 71)
CHAPITRE II - DU PREMIER TIERS (TERCIO) DU COMBAT (articles 72 à 76)
CHAPITRE III - DU
DEUXIEME TIERS (TERCIO) DU COMBAT (articles
77 à 79)
CHAPITRE IV - DU DERNIER TIERS
(TERCIO) DU COMBAT (articles
80 à 84)
CHAPITRE
V - AUTRES DISPOSITIONS (articles
85 à 87)
TITRE
VII -DISPOSITIONS PARTICULIERES RELATVES A CERTAIS SPECTACLES (articles
88 à 91)
CORRIDAS
DE REJONES (article 88)---
FESTIVALS (article 89) -..
BECERRADAS (article 90)
TITRE
VIII - DES SANCTIONS (articles 92 et 93) .......
RÈGLEMENT TAURIN MUNICIPAL (à jour en 2007) |
En
cliquant, sur les liens matérialisés par du texte coloré
en rouge,
vous accéderez à nos commentaires.
PRÉAMBULE
La célébration des corridas
dans les villes membres de l'UNION DES VILLES TAURINE DE FRANCE est légale, et
par conséquent, exclue des sanctions prévues à l'article 521-1 du Code Pénal.
Quel
que soit le propriétaire des arènes, et quel que soit l'organisateur, le Maire
est seul responsable du maintien de l'Ordre Public dans sa Commune à l'occasion
de la célébration des corridas ou autres spectacles taurins, et doté de pouvoirs
de police lui permettant d'assurer ce maintien. Le
présent règlement est établi dans le respect de l'objet poursuivi par l'UNION
DES VILLES TAURINES DE FRANCE qui est d'assurer la défense et la sauvegarde des
courses de toros avec mise à mort, et d'en permettre la célébration correcte,
en conservant à ces spectacles leur caractère de noblesse et d'équilibre, en empêchant
notamment, que ne soient commis des abus dans la présentation des animaux destinés
à être combattus. L'UNION DES VILLES TAURINES DE FRANCE souligne la qualité et la valeur des professionnels
français, toreros et éleveurs, et souhaite leur participation aux spectacles organisés.
Il est par ailleurs précisé que les dispositions du présent règlement ne
sauraient affecter ou concerner en aucune façon les conditions de travail ainsi
que les rémunérations des différentes personnes intervenant dans les spectacles
taurins organisés dans les villes appartenant à l'U.V.T.F. Le
présent règlement devra être obligatoirement observé dans toutes les villes membres
de l'UNION DES VILLES TAURINES DE FRANCE.
Il
devra être signé par tout exploitant d'arène (empresa) annexé au contrat d'empresa.
ARTICLE 2
ARTICLE 3
ARTICLE 4
Cette autorisation entraînera automatiquement le strict respect des prescriptions du présent règlement.
ARTICLE 5
ARTICLE 6
Le Maire décidera du nombre de personnes composant la C.T.E.M qui comprendra :
- le Maire ou son délégué, comme président de droit. - des membres délégués du Conseil Municipal, désignés par le Maire - des personnalités choisies pour leur compétence, appartenant ou non à des associations ou sociétés taurines de la Ville, ayant au moins trois ans d'existence et justifiant d'une activité continue, ainsi que d'un vétérinaire de préférence membre de « l'Association Française des Vétérinaires Taurins » - A.F.V.T. - chacune de ces personnes étant individuellement désignée par le Maire.
- le Maire peut déléguer sa fonction de président de la commission à un membre du Conseil Municipal ou à une personnalité choisie par lui pour sa compétence.
En cas d'égalité de voix, celle du Président sera prépondérante.
ARTICLE 7
La
charge de membre de la C.T.E.M est gratuite.
Les membres de la C.T.E.M sont
nommés pour un an, reconductibles.
ARTICLE 8
La C.T.E.M se réunit obligatoirement :
a) avant le début de la saison pour être informée des projets de l'organisateur, b) pour la visite de chaque lot de bêtes après son arrivée aux corrals de la « plaza », c) à la fin de la saison pour en tirer les enseignements,
d) à l'initiative du quart au moins de ses membres, par demande faite au président de la commission.
Le Maire ou son délégué devra tenir compte des décisions de la C.T.E.M en les rendant exécutoires conformément au présent règlement.Les procès-verbaux de chaque réunion seront transmis le plus rapidement possible à chacun des membres de la commission ainsi qu'au Maire qui pourra, s'il le juge utile, les faire suivre au Président de l'U.V.T.F.
ARTICLE 9
La C.T.E.M aura pour attribution principale :
a) de conseiller le Maire pour tout ce qui concerne les affaires taurines,
b) de veiller au respect des dispositions du présent règlement,
c) d'effectuer des vérifications avant la course et de surveiller les opérations auxquelles sont affectées deux ou trois de ses délégués : à la cavalerie, aux piques, aux banderilles, au débarquement et dans la mesure du possible à l'abattoir. A cet effet, les délégués bénéficieront d'une autorisation de séjourner dans le « callejon »,
d) de vérifier que l'état de la surface de la piste est compatible avec le bon déroulement de la course ainsi que l'existence et le tracé des lignes concentriques réglementaires définies par l'article 64,
e) d'assister aux opérations de vérification des dépouilles des bêtes combattues. Le délégué affecté à cette fonction aura libre accès dans la mesure du possible aux abattoirs des arènes, ou de la ville, ou encore à tout autre lieu où pourraient être transportées les dépouilles,
f) de demander au Maire la saisie des cornes ou des viscères et déjections ainsi que des prélèvements sanguins, lorsque l'état ou le comportement des animaux laisse supposer une altération de leur intégrité physique,
g) d'intervenir d'une façon générale chaque fois que prévu par le présent règlement.
ARTICLE 10
Les
arènes françaises sont classées en trois catégories.
Sont de première
catégorie, les arènes des villes suivantes : ARLES, BAYONNE, BEZIERS, DAX,
MONT DE MARSAN, NÎMES, VIC FEZENSAC.
Sont de deuxième catégorie les arènes
des villes de : CERET, FLOIRAC.
Toutes les autres arènes sont en troisième
catégorie.
Critères
du classement
ARTICLE 11
ARTICLE 12
En ce qui concerne les infirmeries, les moyens minima, tant du point de vue matériel que du personnel médical, doivent être partout les mêmes, quelle que soit la catégorie des arènes ou du spectacle considéré.
ARTICLE 13
.L'infirmerie de toute « plaza » sera constituée par une pièce propre, aérée, munie d'un point d'eau et d'un très bon éclairage, ayant si possible un accès direct sur le « callejon « et une sortie facile sur l'extérieur. Dans le cas où il n'y aurait pas d'infirmerie fixe, un bloc opératoire mobile devra être obligatoirement prévu.
ARTICLE 14
L'infirmerie devra être équipée de tout le matériel nécessaire permettant de pratiquer sur place la chirurgie d'urgence spécifique à la corrida :
- deux boites de chirurgie générale avec le nécessaire pour effectuer un clampage vasculaire,
- du matériel d'anesthésie et d'intubation ainsi que l'oxygène, l'aspiration, et la possibilité de réaliser des perfusions.
ARTICLE 15
L'équipe
médico-chirurgicale sera placée sous la responsabilité d'un spécialiste - chirurgien,
transfuseur, etc.. désigné comme médecin responsable - par le propriétaire ou
le gérant de la « plaza », Mairie, Régie Municipale, propriétaire privé, concessionnaire,
etc..
Ce médecin responsable choisira les autres membres de l'équipe de façon
à ce qu'il y ait au minimum : un chirurgien, un anesthésiste réanimateur et deux
infirmiers diplômés d'Etat. Le médecin responsable pourra s'adjoindre autant de
spécialistes qu'il pourra le désirer, en particulier un second chirurgien et un
deuxième anesthésiste.
Chaque membre de l'équipe demeure responsable de son poste.
ARTICLE 16
Avant
le paseo, deux ambulances se tiendront en permanence à proximité immédiate de
la porte extérieure de l'infirmerie, avec sortie aisée, et seront prêtes à effectuer
le transport immédiat du blessé vers le centre de soin désigné (clinique ou hôpital)
par le médecin responsable.
Si le blessé désire être soigné dans un établissement
autre que celui désigné par le médecin responsable il devra supporter seul les
frais de transport correspondants et donner décharge au médecin responsable.
ARTICLE 17
Le Maire ou son délégué, assisté du Président de la course, doit s'assurer auprès du médecin responsable de la conformité des installations de l'infirmerie et des moyens d'évacuation avec les prescriptions du présent règlement. Il vérifiera également, un mois à l'avance, que l'équipe médicale est couverte par une assurance de Responsabilité Civile, faute de quoi le spectacle ne pourra se tenir.
Le
fait pour le médecin responsable d'accepter sa mission sous-entend implicitement
qu'il entérine les moyens mis à sa disposition et les juge suffisants.
Chaque
année, un mois avant le premier spectacle, le médecin responsable de l'infirmerie
produira au Maire un certificat établi par ses soins, attestant que l'infirmerie
est dotée de moyens matériels et humains indispensables pour remplir sa mission.
Si tel n'était pas le cas, il lui appartiendra soit de retarder le début
du spectacle dans l'attente de la remise en ordre et la conformité, soit de l'annuler.
Les toreros participant à la course auront le droit de vérifier avant le début du spectacle que toutes les prescriptions prévues par le présent règlement, en ce qui concerne les infirmeries sont respectées. Ils pourront, s'ils le désirent, demander à l'autorité compétente la délivrance d'un certificat attestant de cette conformité.
ARTICLE 18
Les articles 11 à 17 du présent règlement seront obligatoirement affichés à la porte et à l'intérieur des infirmeries.
ARTICLE 19- des Alguazils
Deux alguazils désignés après avis du Maire ou de son délégué, effectueront le paseo à cheval et assureront le service intérieur du callejon dans les arènes de première catégorie.
Il pourra n'y en avoir qu'un seul dans les arènes de deuxième catégorie.
ARTICLE 20 - des « mozos de caballos » et des « areneros »
Les mozos de caballos en nombre suffisant, seront destinés à aider les picadors à se mettre en selle, régler les étriers et conduire les chevaux pour entrer en piste ou en sortir.
Il leur est interdit de faire se retourner brusquement le toro et d'appeler, de quelque manière que ce soit, l'attention de celui-ci sauf lorsqu'il s'agit de faire un « quite » à une personne en danger - torero ou autre- et de conduire les chevaux par la bouche pour les mettre en suerte. Après la mise en suerte les mozos se retireront à la barrière et s'abstiendront de toute activité.
Chaque picador aura à son service deux mozos qui le suivront mais qui ne pourront rester dans le ruedo que durant la suerte de pique dans laquelle ils interviennent.
Les areneros porteront une tenue uniforme et décente.
ARTICLE 21 - des placeurs
Aux endroits adéquats, il y aura un personnel de placeurs pour le service des spectateurs. Lorsque l'un de ceux-ci se comportera d'une façon incorrecte, ces employés réclameront l'aide des agents de l'autorité afin de faire respecter l'ordre.
ARTICLE 22 - des vendeurs ambulants
Les vendeurs ambulants ne pourront circuler qu'avant le spectacle et pendant l'arrastre de chaque toro, et seulement par des endroits ou le public n'en sera pas gêné.
L'introduction et la vente de boissons en bouteille -verre ou plastique- ou en boîte -métal ou plastique- est interdite sur les gradins.
ARTICLE 23
Une horloge en bon état de marche et visible de la Présidence, sera installée dans toutes les arènes.
CHAPITRE I - CLASSIFICATION DES SPECTACLES ET CONDITIONS REQUISES POUR LEUR ORGANISATION ET LEUR CELEBRATION
ARTICLE 24
Un spectacle taurin, quelle qu'en soit la catégorie, ne pourra être annoncé au public et ne pourra avoir lieu si son affiche n'a pas été préalablement approuvée par le Maire.
ARTICLE 25
Les spectacles taurins relevant du présent règlement sont classés et répertoriés selon les normes qui suivent :
-
CORRIDAS DE TOROS dans lesquelles sont combattus par des matadors de toros
conformément aux dispositions du présent règlement, des animaux ayant au minimum
quatre ans et moins de six ans.
Afin
d'acquérir la qualité de matador de toros, l'intéressé devra justifier de sa participation
à vingt novilladas avec picadors.
L'accession au rang de matador de toros
s'effectuera au cours d'une corrida de toros conformément aux dispositions du
Règlement des spectacles taurins espagnol (cérémonie de l'alternative).
-
NOVILLADAS AVEC PICADORS dans lesquelles sont combattus par des matadors de
novillos avec picadors dans les mêmes conditions que celles exigées pour les corridas
de toros des animaux de trois à quatre ans.
Afin
d'acquérir la qualité de matador de novillos avec picadors, l'intéressé devra
justifier de sa participation à quinze novilladas sans picadors.
- NOVILLADAS SANS PICADORS dans lesquelles sont combattus par de jeunes débutants des animaux de deux à trois ans sans qu'ils soient piqués.
- CORRIDAS DE REJONES dans lesquelles sont combattus à cheval par des rejoneadores de toros ou des novillos.
- FESTIVALS habituellement organisés au profit d'œuvres de bienfaisance ou d'actions oeuvrant pour la défense ou la promotion de la «Fiesta Brava» dans lesquels seront combattus des animaux de plus de deux ans, les participants étant vêtus du « traje campero ». Leur déroulement sera conforme aux règles régissant le déroulement du combat d'animaux d'âges identiques à ceux combattus.
- BECERRADAS dans lesquelles sont combattus - avec ou sans mise à mort - des animaux de dix huit à vingt quatre mois par des professionnels, ou le plus souvent, par des «aficionados» placés obligatoirement sous la direction d'un matador de torosou de novillos, voire un banderillero confirmé, qui assumera les fonctions de directeur de lidia. Les participants aux becerradas revêtiront l'habit de « campo » ou le « traje campero »
ARTICLE 26
Les
toreros des catégories suivantes :
MATADORS DE TOROS - MATADORS DE NOVILLOS AVEC
PICADORS - MATADORS DE NOVILLOS SANS PICADORS - REJONEADORS - BANDERILLEROS ET
PICADORS,
quelle que soit leur nationalité, devront obligatoirement justifier
de leur appartenance à une association professionnelle. L'inscription à cette
association garantit le professionnalisme de chaque intervenant ainsi que les
intérêts légitimes de toutes les parties intéressées à l'organisation et la célébration
de ces spectacles.
En ce qui concerne les toreros de nationalité française, seront classés et reconnus comme matadors de toros ceux dont la date d'alternative est antérieure à la date d'entrée en vigueur du présent règlement. Par la suite, une alternative ne pourra être conférée et reconnue valable qu'après participation à vingt novilladas avec picadors (voir article 25-a) du présent règlement.
ARTICLE 27
Sur l'affiche officielle annonçant une CORRIDA DE TOROS, ou une NOVILLADA AVEC PICADORS, on indiquera :
- La catégorie du spectacle conformément à l'Article 25 ci-dessus.
- L'année, la date et l'heure de sa célébration.
- Le nombre de bêtes à combattre, le nom de l'éleveur tel qu'il est répertorié aux divers Syndicats ou Associations d' Eleveurs espagnols, portugais et français, la localisation géographique de l'élevage, ainsi que son fer et sa devise.
- Le nom des Matadors dans l'ordre strict de leur ancienneté, les noms étant imprimés en caractères identiques et précisant: accompagnés de leurs cuadrillas complètes.
- Le nom de l'Organisation responsable.
- Le spectacle se donnera en conformité au Règlement Taurin de l'U. V.T.F.
Aucune affiche concernant les spectacles énumérés ci-dessus, et auxquels participeraient seulement un ou deux matadors ne pourra être approuvée si le nom d'un sobresaliente -matador de remplacement- n'y figure pas. Ces sobresalientes seront, obligatoirement de même rang que le spectacle annoncé.
Pour les NOVILLADAS SANS PICADORS, Les CORRIDAS DE REJONES, Les BECERRADAS, Les FESTIVALS et le TOREO COMICO, les affiches devront porter les mêmes mentions que celles indiquées ci-dessus.
ARTICLE 28
Dans tous les spectacles, le bétail provenant d'Espagne, du Portugal et de France devra être inscrit dans le livre généalogique de son pays d'origine.
ARTICLE 29
L'Organisateur
n'aura pas l'obligation de faire combattre plus d'animaux que ceux annoncés et
ce, bien qu'ils aient donnés peu de jeu, ou que l'un ou plusieurs d'entre eux
aient été renvoyés aux corrals pour être devenus inutilisables après leur entrée
en piste.
Dans ce cas, les Matadors qui devaient les combattre, passeront
leur tour, comme s'il les avaient déjà estoqués.
Par contre, si l'état physique
de l'animal s'est détérioré, avant sa sortie en piste, celui-ci sera renvoyé aux
corrals et remplacé par l'animal de réserve, sans que passe le tour du Matador
qui devait le combattre.
A cet effet, quelle que soit la catégorie de la plaza, l'organisateur devra fournir, en cas de nécessité, pour chaque corrida, au minimum un animal de réserve prêt à être immédiatement combattu. Cet animal devra avoir été, au préalable, présenté à la Commission Taurine Extra-Municipale. Tout animal, entré en piste et non estoqué, quel qu'en soit la raison, sauf en cas « d'indulto » - animal gracié - devra obligatoirement être abattu afin d'éviter toute utilisation ultérieure.
CHAPITRE II - DROIT ET OBLIGATIONS DES SPECTATEURS
ARTICLE 30
2 - Les spectateurs ont le droit d'occuper la place qui leur correspond. Dans ce but, les employés des arènes les aideront à gagner celle-ci.
3 - Lorsque un, ou plusieurs Matadors annoncés ne pourront participer au spectacle, l'Organisateur portera de toute urgence le fait à la connaissance du public au moyen d'avis suffisamment lisibles apposés aux bureaux de location et de vente des billets, à l'entrée des arènes ainsi que par tous les moyens médiatiques disponibles, en indiquant les raisons de l'absence, ainsi que le nom du, ou des remplaçants.
La substitution ira de préférence à un professionnel français. Il en sera de même lorsqu'il sera nécessaire de remplacer une ou plusieurs bêtes appartenant au lot d'animaux prévus pour être combattus par d'autres animaux d'élevages différents de celui annoncé.
Les lieux, dates et heures de remboursement seront portés à la connaissance du public par voie de presse ou d'affiche dans les meilleurs délais et en tous cas, dans les 48 heures qui suivront l'annonce de l'annulation, du report ou de la modification du spectacle annoncé.
En cas de report, le remboursement devra intervenir avant la nouvelle célébration du spectacle et de toute façon avant l'expiration d'un délai maximum de 15 jours à partir de la suspension. Les billets non validés demeureront valables pour la course reportée.
Les catégories permettant la classification des matadors sont déterminées par référence au classement annuel établi par la Commision de Seguimiento del Convenio Colectivo Nacional Taurino en vue de fixer les rétributions minimales de toreros subalternes.
4 - Si le spectacle est annulé après la sortie en piste du premier animal et pour des raisons non imputables à l'Organisateur, le spectateur n'aura pas droit à un quelconque remboursement.
5 - Le spectateur a droit à ce que le spectacle commence à l'heure annoncée. Si le début du spectacle est repoussé, on annoncera au spectateur présent la cause du retard. Si le retard est supérieur à une heure, le spectacle sera annulé et le spectateur aura droit au remboursement du prix du billet. Au cas où le spectacle serait annulé pour des motifs imputables à l'Organisateur, celui-ci sera dans l'obligation de régler aux professionnels participant au dit spectacle, l'intégralité de leurs honoraires.
6 - L'annonce par haut parleur d'une communication ou d'un avis urgent destiné au public en général ou à un spectateur en particulier, ne pourra se faire qu'avec l'accord du président, et en aucune façon pendant la lidia d'un animal.
7 - Les spectateurs pourront demander l'attribution des trophées aux matadors qui en auront été dignes, une fois achevées leurs prestations en agitant, selon la tradition le mouchoir blanc.
ARTICLE 31
II est formellement interdit aux spectateurs :
a) d'introduire dans les arènes des boissons en bouteille verre ou plastique ou
en boîte métal ou plastique, ainsi que des banderoles autres que celles mentionnant
le nom, l'insigne ou le logo d'associations taurines régulièrement constituées
et déclarées.
b)
de lancer dans la piste ou sur les gradins quelque objet que ce soit, susceptible
de causer des blessures ou de perturber le déroulement de la course.
c) de sauter dans la piste ou le callejon. d)
de troubler de quelque façon que ce soit l'ordre public et le déroulement du spectacle.
ARTICLE 32
Seuls pourront se trouver dans le callejon :
a) les toreros et leurs accompagnateurs
b) le personnel de l'arène
c) les agents de l'autorité: police, municipalité, aguazils, délégués de la Commission Taurine Extra-Municipale
d) les médecins et leurs aides
e) le ou les vétérinaires, dont la présence d'au moins l'un d'entre eux est obligatoire pour le déroulement du spectacle
f) le ou les Organisateurs
g) l'éleveur ou son représentant
h) les personnes détentrices d'une autorisation d'y séjourner délivrée par le ou les Organisateurs dans la limite des places disponibles dans les burladeros (ou abris).
La vente des places de callejon est formellement interdite.
Toutes les personnes autorisées à séjourner dans le callejon à l'exception de toreros travaillant ce jour-là, devront porter ostensiblement et en permanence la carte ou le badge leur en permettant l'accès.
ARTICLE 33
La vente des billets et des abonnements sera soumise au respect des dispositions concernant les spectacles publics, la défense des consommateurs et des usagers, celles établis par le présent règlement ainsi qu'éventuellement celles définis par le cahier des charges autorisant la concession des arènes.
Les abonnements pourront couvrir une saison complète ou se limiter à une féria ou à une série de spectacles donnés à l'occasion des fêtes traditionnelles.
Les abonnés n'auront d'autres droits que ceux accordés par l'Organisateur lors de la souscription de l'abonnement sur les affiches et dans les programmes édités pour chaque saison ou série de corridas.
L'Organisateur
devra pour chaque ouverture d'abonnement, respecter le droit au renouvellement
de leurs places aux personnes ayant souscrit un abonnement la fois précédente.
La classification
et le prix des places seront affichés conformément à la législation en vigueur.
La revente des billets et des abonnements est interdite (loi du 27 Juin 1919).
ARTICLE 34
Une fois commencé la vente des billets, l'Organisateur ne pourra suspendre un spectacle sans le consentement du Maire ou de son délégué qui requerra s'il l'estime nécessaire l'avis de la Commission Taurine Extra-Municipale.
L'Organisateur devra formuler cette demande de suspension au Maire ou à son délégué en la motivant, avant l'apartado.
Lorsque le spectacle aura été suspendu après avoir commencé, pour un motif qui de l'avis du Maire ou de son délégué sera de force majeure, les spectateurs n'auront pas droit au remboursement de leurs billets.
ARTICLE 35
Lorsque le spectacle se prolongera jusqu'à la nuit, l'Organisateur sera tenu d'éclairer convenablement la piste.
ARTICLE 36
En cas de force majeure en accord avec le Maire ou son délégué, la course pourra être annulée ou renvoyée à une date ultérieure. En cas de renvoi, les toreros annoncés au cartel auront priorité s'ils en manifestent le désir.
Le
remboursement des billets devra être effectué aux personnes qui le demanderont.
- en cas d'annulation, ce remboursement sera obligatoire,
- en cas de renvoi,
il s'effectuera si demandé, selon les modalités prévues par l'AVIS AU PUBLIC figurant
à l'article 37 ci-après.
ARTICLE 37
AVIS AU PUBLIC
En cas de force majeure, la course pourra être annulée ou renvoyée à une date ultérieure. Le remboursement des billets sera alors effectué aux personnes qui le demanderont, le lieu, la date et l'heure du remboursement étant annoncés dans les 48 heures. En cas de renvoi, le remboursement s'effectuera avant la nouvelle célébration du spectacle et en tous cas dans un délai maximum de 15 jours à dater de la suspension. Les billets non remboursés demeureront valables pour la course reportée.
En cas de suspension pour cas de force majeure après l'entrée en piste du premier toro, la course ne sera pas renvoyée et aucun remboursement ne sera effectué.
Les accidents ou blessures survenant à un animal après son entrée en piste ne donneront pas lieux à son remplacement.
Par contre si au moment de sa sortie en piste, il s'avère que l'état physique d'un animal s'est dégradé, le rendant ainsi inapte au combat dans des conditions normales, le président décidera de son remplacement. A cet effet, conformément au règlement, l'Organisateur devra prévoir la fourniture d'au moins un toro de réserve pour chaque CORRIDA DE TOROS OU NOVILLADA AVEC PICADORS.
Si un ou plusieurs des matadors annoncés n'est finalement pas présent pour cause de blessure ou cas de force majeure, et que son remplaçant n'appartient pas à la même catégorie ou à celle immédiatement inférieure à la sienne, de même que si la moitié des animaux de l'élevage annoncé se trouvent remplacés par d'autres provenant d'un ou plusieurs élevages différents, les possesseurs de billets pourront, au plus tard avant le début de la course demander à être remboursés.
Les spectateurs ne pourront gagner ou quitter leur place pendant le combat d'un toro, sauf cas de force majeure.
IL EST FORMELLEMENT INTERDIT: ( Article 31 du Règlement )
- D'introduire dans les Arènes des boissons en bouteille verre ou plastique, ou
en boite métal ou plastique, ainsi que des banderoles autres que celles mentionnant
uniquement le nom, l'insigne ou le Logo d'associations taurines régulièrement
constituées et déclarées.
- De lancer dans la piste, ou sur les gradins quelque objet que se soit susceptible
de causer des blessures ou perturber le déroulement de la course.
- De sauter dans la piste ou le Callejon.
- De troubler de quelque façon que ce soit l'Ordre Public, et le déroulement du
spectacle.
LA REVENTE DE CE BILLET EST INTERDITE ( Loi du 27 Juin 1919 )
CHAPITRE III - PRESIDENCE TECHNIQUE ET POUVOIRS DE POLICE
ARTICLE 38
ARTICLE 39
Le matin de la course, le Président, à l'heure fixée par l'organisateur, assistera aux opérations d'apartado, du sorteo et de la mise en « chiquero ».
Au moyen des mouchoirs qui lui seront fournis par l'organisateur, le Président donnera le signal du commencement du spectacle, très exactement à l'heure prévue par l'affiche, ordonnera le déroulement des différentes phases de la course, fera intervenir la musique selon les coutumes de la plaza considérée, musique après l'arrastre, donnera les avis réglementaires aux matadors, ordonnera le retour aux corrals d'un animal, et octroiera les récompenses méritées par les toreros ou les toros.
ARTICLE 40
Le
Président fera exécuter ses ordres dans la piste et le callejon par l'intermédiaire
des alguazils qui doivent s'abstenir de toute initiative personnelle. Ceux-ci,
conformément aux instructions du Président, seront en particulier chargés de surveiller
l'ablation des trophées accordés aux toreros, et leur remise à ceux-ci.
Pendant
le déroulement de la course l'un des alguazils se tiendra en permanence dans le
callejon à la disposition du Président, afin d'en recevoir les ordres.
ARTICLE 41 Le spectacle sera considéré comme terminé lorsque le Président aura abandonné le palco (loge présidentielle).
ARTICLE 42
CHAPITRE I - CARACTERISTIQUES DU BETAIL A COMBATTRE
ARTICLE 43
L'AGE
:
L'âge d'un
animal est déterminé par le certificat de naissance.
LE POIDS :
| En fonction de la catégorie de l'arène | 1ère catégorie | 2ème catégorie |
| .
CORRIDA DE TOROS : poids minimum en vif |
460 kg | 435 kg |
| . NOVILLADAS AVEC PICADORS : poids maximum en vif | 500 kg | 500 kg |
ARTICLE 44
Les animaux destinés à être combattus à l'occasion des différentes catégories de spectacles énumérés ci-dessus seront tous, obligatoirement, des mâles.
Le « trapio » (présentation physique) des animaux destinés aux CORRIDAS DE TOROS et aux NOVILLADAS AVEC PICADORS devra correspondre, selon la catégorie de l'arène considérée, au poids et aux caractéristiques zootechniques de l'élevage dont ils proviennent.
ARTICLE 45
ARTICLE 46
1 - Les animaux borgnes, ainsi que ceux dont les cornes seront abîmées (« astilladas », « escobilladas », « despitorradas ») ou malades (« hormigones ») ou enfin cassées (« mogones »), ne pourront être combattus en CORRIDAS DE TOROS. Ils pourront l'être en NOVILLADAS AVEC PICADORS - à l'exception des borgnes - à condition qu'il soit précisé clairement et de façon visible sur les affiches, qu'il s'agit d'animaux refusés a la tienta et aux cornes défectueuses (desechos de tienta y defectuosos).
2 - Dans le TOREO DE REJONES, les cornes pourront être manipulées, sans que leur partie osseuse en soit affectée.
3- Dans les autres spectacles, si les cornes des animaux de moins de deux ans présentés paraissent susceptibles de causer des risques graves, elles pourront être manipulées ou emboulées.
CHAPITRE II- TRANSPORT DU BETAIL ET EXAMENS PRELIMINAIRES
ARTICLE 47
Les animaux destinés aux CORRIDAS DE TOROS ainsi qu'aux NOVTLLADAS AVEC PICADORS devront arriver dans les corrals des arènes en temps déterminé d'un commun accord par l'organisateur et le ganadero, en fonction des caractéristiques de chacun desdits corrals et, en tous cas, au plus tard trente heures avant l'heure du début de la course, sauf cas de force majeure.
Si au moment d'embarquer les animaux à l'élevage l'organisateur estime que l'état des cornes ou la présentation physique d'un ou de plusieurs d'entre eux s'est dégradé depuis la précédente visite, il pourra demander au ganadero le remplacement des animaux litigieux.
Au cas où celui-ci ne pourrait satisfaire cette demande, l'organisateur lui formulera par écrit, préalablement à l'embarquement, ses plus expresses réserves et l'avisera de son intention de faire examiner - après leur mise à mort - les animaux en litige, et ce, indépendamment des pouvoirs accordés par le présent règlement au Maire ou au Président de la C.T.E.M. autorisant celui-ci à demander au Président de l'U.V.T.F. la réalisation des expertises qui paraîtraient nécessaires.
Les cages seront pourvues d'ouvertures permettant leur ventilation. Elles devront être scellées par l'organisateur - une fois l'embarquement réalisé - avant le départ du camion de l'élevage.
Une fois débarqués dans les corrals, il appartiendra à l'organisateur de prendre toutes les mesures et dispositions permettant la surveillance permanente des animaux jusqu'au moment de leur sortie en piste le jour de la course.
ARTICLE 48
La C.T.E.M se réunira dès que possible après l'arrivée des animaux sur convocation de son Président en accord avec l'organisateur.
Celui-ci tiendra à la disposition des membres de la commission, afin qu'ils puissent en prendre connaissance, les copies du certificat d'origine et sanitaire et du certificat de naissance des animaux, attestant de leur inscription au livre généalogique du pays d'origine.
ARTICLE 49
La C.T.E.M procédera à la reconnaissance des bêtes par la vérification de :
a) la concordance des marques distinctives et des numéros relevés sur les bêtes avec ceux mentionnés sur les certificats,
b) la présence du numéro de l'année de naissance sur l'épaule des animaux,
c) l'état des armures,
d) la présentation générale des bêtes
e) la déclaration de l'éleveur certifiant le bétail « limpio », si elle est délivrée.
ARTICLE 50
La C.T.E.M prendra connaissance de l'avis d'un vétérinaire diplômé concernant l'état de santé apparent des bêtes et en particulier des éventuelles déficiences manifestées depuis leur arrivée (boiterie par exemple).
ARTICLE 51
La
C.T.E.M fera au Maire les observations découlant de cette visite de reconnaissance
et proposera :
- soit l'avis favorable d'autorisation de la course sans condition,
-
soit l'avis favorable sous réserve du remplacement de l'un ou plusieurs des animaux,
selon les possibilités de l'organisateur,
- soit l'avis défavorable. Si une modification
intervient dans la composition du lot d'animaux destiné à la course à l'issue
de la visite de reconnaissance, celle-ci sera affichée aux guichets de location
et de vente des billets, aux portes des arènes, et portée à la connaissance du
public par tous les moyens médiatiques disponibles.
ARTICLE 52
Si l'état des armures de certains animaux permet de supposer qu'une manipulation frauduleuse est intervenue, la C.T.E.M en avisera le Maire afin que celui-ci puisse décider d'une éventuelle saisie des cornes suspectes, en vue de leur examen.
ARTICLE 53
Les avis de la C.T.E.M sont pris à la majorité des voix de ses membres, celle du Président les départageant en cas d'égalité.
ARTICLE 54
Lorsque
les avis de la C.T.E.M auront été communiqués au Maire, celui-ci décidera de leur
opportunité et de la suite à leur donner.
Il fera connaître sa décision motivée
à la C.T.E.M avant la course sur les avis reçus avant celle-ci.
CHAPITRE III - EXAMENS ET OPERATIONS PREALABLES A LA COURSE
ARTICLE 55
Le
matin de la course, à l'heure fixée par l'organisateur, le Président de la C.T.E.M,
ou son représentant, accompagné du Président de la course, des assesseurs techniques,
et du vétérinaire de la C.T.E.M, examineront une nouvelle fois les animaux pour
s'assurer que ceux-ci n'ont pas perdu leur aptitude au combat.
Au cas où un
quelconque défaut apparaîtrait, le
président de la course entendra l'opinion de l'éleveur, ou de son représentant,
décidera de l'aptitude au combat des animaux examinés faisant si nécessaire appel
à un ou plusieurs « sobreros » selon les disponibilités de la plaza.
ARTICLE 56
Une
fois achevées les vérifications indiquées à l'article précédent, le président
de la corrida fera procéder au tirage au sort ( sorteo ) conformément aux règles
de la profession.
Le sorteo achevé, on procédera à la séparation (apartado) des
animaux; chaque animal sera placé dans son « chiquero » individuel, tandis qu'une
surveillance constante sera établie jusqu'à leur sortie en piste.
ARTICLE 57
Le
président de la CTEM devra exiger la preuve (contrats) que les cuadrillas seront
complètes lors du spectacle, le Maire étant en mesure de retarder la course jusqu'à
ce que les cuadrillas soient au complet.
Par ailleurs, le Maire ou le président
ou son délégué devront exiger, au plus tard avant le sorteo :
- la présentation
de la preuve d'une couverture sociale pour les intervenants désignés au chapitre
précédent.
- leurs certificats de naissance dont les photocopies devront être
obligatoirement expédiées à cet organisme pour contrôle.
CHAPITRE IV - DES EXAMENS « POST MORTEM »
ARTICLE 58
ARENES DE PREMIERE CATEGORIE
1
- CORRIDAS DE TOROS
A l'occasion de chaque corrida de toros organisée dans
les arènes de première catégorie, une commission de contrôle chargée d'examiner
les dépouilles des animaux dès la fin de l'arrastre interviendra obligatoirement,
sans que l'organisateur ne puisse s'y opposer.
Cette commission, dont la composition
sera soumise à l'approbation du président de l'U.V.T.F. sera composée de trois
membres, à savoir :
a) un membre du bureau de l'U.V.T.F. délégué en chaque occasion par celui-ci,
b) un vétérinaire appartenant à l'Association Française des Vétérinaires Taurins - A.F.V.T- désigné par ladite association et agréé lui aussi par le bureau de l'U.V.T.F.,
c) le vétérinaire de la C.T.E.M de la ville concernée.
Le président de la C.T.E.M ou l'un de ses représentants membre de la commission, pourra assister à ces opérations de contrôle.
C'est au seul délégué de l'U.V.T.F qu'il appartiendra de décider de la mise en oeuvre des contrôles après avoir recueilli les avis des trois autres membres de la commission.
Ces contrôles porteront sur les points suivants :
A
- L'âge
II sera contrôlé par vérification du marquage indiquant sur
la bête son année de naissance, et par consultation du certificat de naissance
attestant celle-ci.
B
- Le poids
II sera contrôlé par pesage des dépouilles à l'arrastre
ou par la suite, en canal.
En
conséquence, préalablement à l'arrastre, le délégué de l'U.V.T.F. fera part au
ganadero ou au mayoral de sa décision de procéder à l'examen des armures des toros
désignés pour l'analyse et les invitera à assister au dit examen.
A la sortie
de l'arrastre, les cornes prélevées seront séparées du « chignon » (os frontal)
au moyen d'une perceuse électrique, percées à très exactement 10 cm de leurs pointes
afin de mettre en place sur chacune d'elles, les scellés.
D
- Les viscères, les déjections, le sang.
Au cas où le comportement
au cours du combat d'un ou plusieurs animaux paraîtrait anormal aux membres de
la commission, le délégué de l'U.V.T.F pourra décider de faire effectuer, aux
fins d'analyse, des prélèvements de viscères, de déjections ou de sang. Ces prélèvements
réalisés par le vétérinaire de l'A.F.V.T., le ganadero ou le mayoral ayant été
invité à y assister, seront scellés et adressés au laboratoire de Toxicologie
de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon.
Les résultats de ces analyses seront en premier lieu communiqués au président de l'U.V.T.F qui en informera son bureau ainsi que le Maire intéressé et le président de l'association à laquelle appartient l'élevage concerné. Après consultation de sa C.T.E.M, le Maire pourra éventuellement formuler des demandes de sanctions par l'intermédiaire du président de l'U.V.T.F.
E.
- Expertise complète finale des armures.
A l'occasion de chaque prélèvement,
un procès verbal de prélèvement visé par les trois délégués sera envoyé au Président
de l'UVTF.
Une fois la temporada achevée, le président de l'U.V.T.F., en accord
avec son bureau et le président de l'A.F.V.T. décidera du jour de l'expertise
complète finale des armures prélevées au cours de la saison...
Le président de l'U.V.T.F invitera le président des associations concernées ainsi que les éleveurs concernés ou leurs représentants, éventuellement des vétérinaires, à assister à ces examens.
Les résultats de ceux-ci seront communiqués au président de l'U.V.T.F qui les portera à la connaissance de son bureau ainsi qu'au président de l'association concernée. Il les transmettra également aux maires intéressés afin que ceux-ci, après consultation de leur C.T.E.M respectives, puissent éventuellement formuler leurs demandes de sanctions.
2. NOVILLADAS AVEC PICADORS
Les contrôles seront réalisés par le vétérinaire de la C.T.E.M et porteront sur les points suivants :
- l' âge, qui sera contrôlé par la vérification du marquage indiquant sur la bête son année de naissance, et par consultation du certificat de naissance attestant celle-ci,
- le poids, qui sera contrôlé par pesage des dépouilles « à l'arrastre » ou ultérieurement « en canal »
- les armures, dont les pointes doivent être intactes.
3
- AUTRES SPECTACLES
Seul
l'âge sera contrôlé.
ARENES DE DEUXIEME CATEGORIE
1
- CORRIDAS DE TOROS
Les opérations de contrôle dans les arènes de deuxième
catégorie sont du ressort de la C.T.E.M
Indépendamment de celles qu'il fera
réaliser pour l'âge et le poids des animaux, dans les mêmes formes que celles
prévues pour les arènes de première catégorie, le président de la C.T.E.M pourra
également décider d'effectuer d'autres contrôles.
C'est
ainsi qu'en concertation avec les autres membres de la commission et plus particulièrement
son vétérinaire, il pourra décider en cas de présentation ou de comportement suspect
d'un ou plusieurs animaux, de faire prélever une fois l'arrastre achevé, cornes,
viscères, déjections et sang provenant des animaux suspectés.
Le ganadero
ou le mayoral seront invités à assister à ces examens et prélèvements.
Les
procès-verbaux de ces contrôles établis par le vétérinaire, seront visés par le
président de la C.T.E.M qui les fera parvenir au maire pour suite à donner.
Le Maire pourra décider de porter les faits à la connaissance du président de
l'U.V.T.F. et lui demander de joindre les prélèvements concernant sa plaza à ceux
des arènes de 1ère catégorie, afin qu'ils soient examinés conjointement à l'occasion
de l'expertise complète finale à l'issue de laquelle des sanctions pourront être
éventuellement prononcées.
2.
- NOVILLADAS AVEC PICADORS
Les
contrôles seront réalisés par le vétérinaire de la C.T.E.M de la même façon que
pour les arènes de 1ère catégorie et porteront sur les mêmes points.
3.
- AUTRES SPECTACLES
Seul
l'âge sera contrôlé.
Toute manouvre de la part de l'organisateur pour se soustraire (ou tenter de se soustraire) à cette procédure constituerait une faute grave passible de sanctions voire même de dénonciation de contrat sans indemnité ni contrepartie.
CHAPITRE V - DES GARANTIES ET MESURES COMPLEMENTAIRES
ARTICLE 59
Les
matadors ou leurs représentants, apoderados ou banderilleros, un par cuadrilla,
feront avec les animaux destinés au combat autant de lots, les plus égaux possibles,
qu'il y aura de matadors participant à la course.
Le tirage au sort « sorteo
» décidera du lot revenant à chacun d'eux.
Le président de la course devra
assister au sorteo auquel pourront également participer tous les toreros intervenant
dans la course.
Une fois le sorteo achevé, on procédera à la séparation et à la mise en « chiqueras » des animaux selon leur ordre de sortie en piste résultant du tirage au sort.
Tous les animaux combattus dans les arènes de 1ère et 2ème catégorie, sauf ceux destinés aux Corridas de Rejones, porteront les devises identifiant leur élevage. Ces devises seront conformes aux dimensions et normes définies par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol en vigueur.
ARTICLE
60 L'organisateur
devra présenter le matin de la course à 10 heures au minimum, quatre chevaux destinés
aux picadors.
Ces chevaux devront être convenablement dressés et dotés d'une
mobilité suffisante, sans être l'objet de manipulations tendant à modifier leur
comportement.
Le
poids des chevaux net et sans harnachement devra correspondre à celui fixé par
le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol en vigueur, c'est-à-dire
entre 500 et 650kg.
Chaque picador, par ordre d'ancienneté et de commun accord avec ses collègues, choisira le cheval qu'il utilisera au cours du combat sans pouvoir refuser ceux approuvés par les vétérinaires.
Lorsqu'un cheval sera blessé ou se révélera impropre à être utilisé au combat, le picador pourra changer de monture.
L'organisateur qui confiera à un contractant la fourniture des chevaux le fera toujours sous sa propre et unique responsabilité.
ARTICLE 61
Le
caparaçon protégeant les chevaux de picadors, fait de matériaux légers et résistants,
devra correspondre aux normes définies par le Règlement des Spectacles Taurin
Espagnol en vigueur.
Il en sera de même pour les étriers.
ARTICLE 62
Les
piques seront présentées par l'organisateur au délégué de la C.T.E.M avant l'apartado,
dans une boite scellée que celui-ci ouvrira.
Elles ne serviront que pour
une course et porteront,
sur la partie entourée de corde, le sceau préalablement posé par les organisateurs
compétents à savoir "La asociaciôn de Matadores Espanoles de Toros y Novillos
y de Rejoneadores", la "Union Nacional de Picadores y Banderilleros",
y la "Union de Criadores de Toros de Lidia" .
Les piques, leurs hampes, ainsi que la façon de les monter devront correspondre,
tant pour les corridas de toros que pour les novilladas avec picadors, aux normes
et règles fixées par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol.......
Elles
devront être montées la face plane vers le haut, sur une hampe convexe.
Un
fois achevé l'examen
des piques et des caparaçons, ces matériels seront mis en sécurité par le
délégué de la C.T.E.M qui ne les remettra à leurs utilisateurs que peu avant le
début de la course.
Le délégué de la C.T.E.M veillera à ce que le montage
des piques soit effectué correctement.
ARTICLE 63
Toujours
dans la matinée précédant la course, l'organisateur présentera au délégué de la
C.T.E.M pour chaque animal à combattre, quatre paires de banderilles plus deux
paires dites « noires » ou de « châtiment ».
Les banderilles devront répondre
aux normes définies par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol en
vigueur.
Une fois achevé l'examen des banderilles, celles-ci seront mises
en sécurité par le délégué de la C.T.E.M qui ne les remettra à leurs utilisateurs
que peu avant le début de la course.
ARTICLE 64
Dans la matinée du jour fixé pour la corrida, le président de la course, accompagné du président de la C.T.E.M ou son représentant, et s'ils le désirent, de l'organisateur et des matadors - ou de leurs représentants respectifs - inspecteront l'état de la piste et en feront réparer les imperfections. L'état de la « talenquère » des « burladeros » et des diverses portes sera également contrôlé.
Cette inspection terminée, deux cercles concentriques seront tracés sur le sol de la piste, le premier à une distance de sept mètres du marchepied de la barrière, le second à une distance de dix mètres de ce même marchepied (estribo).
Des dérogations à ces normes seront permises dans les arènes dans lesquelles la piste n'est pas de forme circulaire.
Le produit utilisé pour tracer ces cercles devra être antidérapant afin de préserver la sécurité des personnes intervenant dans le spectacle.
ARTICLE 65
Les épées « estoques » et « estoques de descabellar » répondront aux normes définies par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol.
ARTICLE 66
Les différents matériels utilisés dans les corridas de rejones «rejones de châtiment», « farpas », banderilles et « rejones de mort » répondront aux normes définies par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol.
ARTICLE 67
Dans le cadre des dispositions réglementaires, l'organisateur sera entièrement libre de son choix pour l'acquisition des toros, des chevaux, des montures, des piques, des banderilles et des autres matériels utilisés dans les corridas.
Ni les toreros, ni les ganaderos, tant en leur nom personnel qu'en celui des organisations qu'ils représentent ne pourront exiger de l'organisateur que les toros soient achetés à tel élevage ou telle entité déterminée, ni que les différents matériels utilisés pour le combat soient fournis par des entrepreneurs ou des fabricants désignés par eux.
ARTICLE 68
L'Organisateur sera responsable de l'absence des animaux ou des matériels indispensables au déroulement normal et réglementaire du spectacle.
CHAPITRE I - DISPOSITIONS GENERALES
ARTICLE 69
1 - Les portes d'accès aux arènes seront ouvertes au public une heure au moins avant le début prévu du spectacle.
2 - Tous les toreros devront être présents au plus tard quinze minutes avant l'heure prévue pour le début de la corrida et ne pourront quitter les arènes avant la fin du spectacle. Lorsqu'un matador demande au président la permission de quitter l'arène avec sa cuadrilla pour un motif justifié, il pourra y être autorisé une fois terminée sa prestation en tenant compte du consentement de ses compagnons de cartel.
3 - En cas d'absence d'un matador qui n'aurait pu être régulièrement remplacé, les autres auront l'obligation d'intervenir à sa place et devront donc combattre un animal de plus que ceux qu'ils devaient normalement mettre à mort. Ceci après s'être mis d'accord avec l'organisateur sur les aspects économiques découlant de cette intervention supplémentaire non prévue par le contrat d'engagement.
4 - Au cas où tous les matadors annoncés seraient blessés au cours du combat, le « sobresaliente » dans les cas où le règlement l'impose, devra les remplacer et combattre, puis tuer, tous les animaux restant à toréer. Si le sobresaliente était lui-même empêché de le faire le spectacle serait arrêté et définitivement terminé.
ARTICLE 70
1 - Avant d'ordonner le commencement du spectacle, le Président s'assurera que toutes les dispositions réglementaires auront été prises, que le personnel auxiliaire de la plaza se trouve à son poste et que seules occupent le callejon les personnes dûment autorisées.
2 - Le président dirigera le déroulement du spectacle au moyen des mouchoirs de diverses couleurs mis à sa disposition par l'organisateur, à savoir :
a) blanc, pour ordonner le début du spectacle, la sortie des toros, les changements
de « suertes », les avis et l'octroi des trophées (l'organisateur devra fournir
deux mouchoirs blancs),
b) vert, pour indiquer le renvoi d'une bête
aux corrals,
c) rouge, pour ordonner la pose des banderilles noires,
d) bleu, pour l'octroi d'un tour de piste à la dépouille de l'animal,
e) orange, pour accorder la grâce de l'animal.
3 - Les avertissements du président à ceux qui participent à la lidia seront transmis à tout moment par l'intermédiaire des alguazils.
4
- Le spectacle commencera au moment précis où l'horloge de l'arène indique l'heure
annoncée pour son début.
Le président, au moyen du mouchoir blanc ordonnera
aux clarines et tambours de se faire entendre.
Aussitôt après, les alguazils
après être venus saluer le président, feront évacuer la piste avant de se placer
à la tête des matadors, des cuadrillas, hommes de piste, muletiers, palefreniers
« mozos de caballos », pour commencer le paseo à l'issue duquel ils remettront
la clé du toril au « torilero » et se retireront de la piste une fois celle-ci
totalement dégagée.
5 - Les personnels de service mentionnés ci-dessus, demeureront dans le callejon derrière leurs burladeros respectifs s'ils n'ont pas à intervenir dans le combat.
ARTICLE 71
1
- Le spectacle se déroulera conformément aux usages traditionnels et aux dispositions
du présent article et les suivants.
2 - Au moment de leur sortie en piste,
les animaux porteront la devise de l'élevage dont ils proviennent. Cette obligation
s'applique aux corridas de toros et aux novilladas avec picadors.
3 - La cuadrilla de chaque matador comprendra deux picadors, trois banderilleros
et un valet d'épée, accompagné éventuellement d'un assistant.
Si un matador
combat seul une corrida complète il devra ajouter à la sienne deux autres cuadrillas.
S'il y a deux matadors, chacun d'eux ajoutera à sa propre cuadrilla un picador
et un banderillero.
Au cas où un matador ne devrait combattre qu'un seul
animal, sa cuadrilla sera composée de deux banderilleros et un picador, mais s'il
possède une cuadrilla fixe il devra la présenter au complet.
4 - La direction
du combat revient au matador le plus ancien dans la profession ; il lui appartient
de formuler aux autres toreros les indications qu'il estime opportunes pour assurer
le respect du présent règlement.
Chaque matador dirigera le combat des bêtes
de son lot sans pouvoir néanmoins s'opposer à ce que le torero le plus ancien
suppléé, voire corrige ses éventuelles déficiences.
5 - Le matador, chef de lidia qui, par négligence ou ignorance inexcusable, ne remplirait pas ses obligations faisant ainsi sombrer le combat dans le désordre pourra recevoir un avertissement du président et pourra, s'il néglige cet avertissement être sanctionné comme auteur d'une infraction légère.
6 - Les matadors annoncés mettront à mort par ordre d'ancienneté professionnelle tous les animaux destinés à être combattus dans la corrida, que ce soit ceux annoncés ou ceux qui les remplaceraient.
7 - Si durant le combat un matador est blessé, ou malade avant d'effectuer la mise à mort, il sera remplacé pour le reste de la « faena » par ses compagnons dans l'ordre rigoureux d'ancienneté. Dans le cas où le fait se produirait après une entrée à matar, le matador le plus ancien le remplacerait sans modification d'ordre des combats.
8 - Le matador dont ce n'est pas le tour d'intervenir ne pourra abandonner le callejon, même temporairement sans le consentement du président.
CHAPITRE II - DU PREMIER TIERS (TERCIO) DU COMBAT
ARTICLE 72
1 - Le président ordonnera l'entrée en piste des picadors une fois que l'animal aura été travaillé avec la cape par le matador.
2 - Pour faire courir l'animal et l'arrêter, il ne pourra y avoir en piste plus de trois banderilleros qui s'y emploieront dès sa sortie dans le ruedo en évitant des courses inutiles.
3-Il
est interdit de « recortar » (tordre) l'animal de l'aveugler dans le capote pour
provoquer un choc contre la barrière ou de lui faire donner des coups de cornes
contre les burladeros. Le matador qui enfreindrait cette interdiction recevra
un avertissement du président et dans ce cas pourrait être sanctionné comme auteur
d'une infraction légère, en particulier si par la suite de son intervention irrégulière
l'animal souffrait d'une diminution sensible de ses facultés.
En cours de
spectacle, à la demande du chef de lidia ou du président de la course, l'état
de la surface de la piste sera rectifié si cet état l'exige. L'organisateur disposera
du matériel immédiatement disponible.
ARTICLE 73
1- Les picadors interviennent chacun à leur tour. Celui qui doit intervenir se place conformément aux directives du matador concerné, à l'opposé du toril, alors que l'autre picador se positionne dans la partie de piste opposée au premier.
2 - Lorsque le picador se prépare à piquer, il le fait en citant l'animal sur la droite sans dépasser le cercle le plus proche de la barrière. Le picador veillera à ce qu'aucun torero ne s'avance au delà de son étrier gauche. L'alguazil interviendra en cas d'infraction à cette règle.
3 - L'animal devra être mis en suerte sans qu'il ne franchisse le cercle le plus éloigné de la barrière et, à aucun moment, les toreros ou les monosabios ne pourront se tenir du côté droit avec son cheval.
4
- Quand l'animal s'élance vers le cheval le picador effectuera la suerte par la
droite, perpendiculaire au cercle extérieur. Il est interdit de vriller, de fermer
la sortie à l'animal, de tourner autour de lui, d'insister ou de maintenir le
châtiment s'il est mal donné. Le picador devra piquer dans le haut du morillo.
Si le toro se sépare du cheval, il est interdit de le piquer à nouveau immédiatement.
Les toreros devront écarter immédiatement le toro pour, s'il y a lieu, le remettre
à nouveau en suerte tandis que le picador fera reculer son cheval afin de le repositionner.
Les toreros opéreront de la même façon lorsque l'exécution de la suerte est
incorrecte et surtout si elle se prolonge trop longtemps. Les picadors pourront
à tout moment se défendre et protéger leur cheval.
5 - Si le toro ne charge pas le cheval après avoir été placé à trois reprises au delà du second cercle il sera mis en suerte sans qu'il soit tenu compte de cette limite.
6 - Les animaux recevront un châtiment approprié, pas inférieur à deux piques, à chaque cas selon les circonstances. Le matador en piste pourra demander, s'il l'estime opportun, le changement de tercio et le président décidera de ce qu'il a à faire, compte tenu du châtiment reçu par l'animal. Le président pourra d'autre part ordonner le changement de tercio lorsqu'il jugera que l'animal a été suffisamment châtié.
7 - Lorsque le président ordonne le changement de tercio, les picadors doivent cesser immédiatement le châtiment, mais ils pourront continuer à se défendre et protéger leur cheval jusqu'à ce que les toreros retirent l'animal.
8
- Les toreros à pied qui enfreignent les normes relatives à l'exécution de la
pique recevront un avertissement du président et pourront être sanctionnés au
troisième avertissement en tant qu'auteurs d'une faute légère.
Les monosabios
sont considérés comme auxiliaires du picador, et à cet effet, pourront utiliser
un bâton.
9 - Le président donnera un avertissement aux picadors contrevenant aux dispositions du présent article et pourra les sanctionner selon la gravité de l'infraction commise.
10 - Un subalterne de la même cuadrilla se tiendra en piste à côté du picador qui ne participe pas à la suerte de piques, afin d'effectuer les quites permettant d'éviter que l'animal dans sa fuite n'entre en contact avec son cheval.
11 - Aucun toro ne pourra obtenir la « vuelta al ruedo » (tour de piste post mortem) ou « l'indulto » (grâce du président) s'il n'a pas fait preuve d'une bravoure suffisante à la pique.
ARTICLE 74
1 - Durant l'exécution de la suerte de piques, tous les matadors demeureront à la gauche du picador. Le matador à qui correspond la lidia dirigera le déroulement de la suerte et interviendra au moment qu'il jugera nécessaire.
2 - Nonobstant ce qui précède, après chaque pique, les autres matadors feront un quite par ordre d'ancienneté. Si l'un d'entre eux décline l'offre, son tour passera.
ARTICLE 75
Lorsque pour un accident quelconque l'un ou les deux picadors de la cuadrilla en piste ne peuvent continuer leur prestation, ils seront remplacés par ceux des autres cuadrillas par ordre d'ancienneté inversé.
ARTICLE 76
Lorsque du fait de sa couardise, un animal ne pourra être piqué dans les formes indiquées dans les précédents articles, le président pourra, à la demande du matador concerné, ordonner le changement de tercio et décider de la pose des banderilles noires ou de châtiment.
CHAPITRE III - DU DEUXIEME TIERS (TERCIO) DU COMBAT
ARTICLE 77 1 - Une fois le changement de tercio ordonné par le président on banderillera l'animal en lui posant trois paires de banderilles ou au minimum deux sur décision du président. 2 - Les banderilleros interviendront deux par deux. 3 - Pendant l'exécution de ce tercio, le matador qui doit combattre le toro suivant se placera au centre du ruedo derrière le banderillo qui va intervenir, tandis que le troisième matador se placera derrière l'animal. De plus deux peones pourront intervenir afin d'aider les banderilleros. 4 - S'ils le désirent, les matadors pourront banderiller eux-mêmes l'animal qu'ils ont à combattre et, s'ils le souhaitent, inviter les autres matadors à participer également à la suerte.
ARTICLE 78
Les toreros qui poseraient des banderilles sans autorisation après l'annonce du changement de tercio seront sanctionnés.
ARTICLE 79
Lorsqu'on raison de blessures ou accident, les banderilleros d'une cuadrilla ne pourraient achever leurs interventions, ils seront remplacés par les plus jeunes de leurs collègues des autres cuadrillas.
CHAPITRE IV - DU DERNIER TIERS (TERCIO) DU COMBAT
ARTICLE 80
Avant de commencer la « faena de muleta » à son premier toro, le matador devra demander au président, montera en main, l'autorisation de l'effectuer. Il devra également le saluer après la mort du dernier toro qu'il lui appartenait de combattre selon le tour de rôle normal.
ARTICLE 81
1 - II est interdit aux toreros d'enfoncer l'épée déjà plantée dans le toro, de donner le coup de grâce (apuntillar) avant qu'il ne soit tombé ou de le blesser de quelque façon que ce soit pour accélérer sa mort.
2 - Le matador en piste ne pourra entrer à nouveau « a matar » tant que demeurera en place sur la bête une épée utilisée lors d'une tentative précédente.
3 - Les toreros qui ne respecteraient pas les prescriptions de cet article pourront être sanctionnés comme auteurs d'une infraction légère.
4 - Le matador ne pourra descabeller (descabellar) le toro qu'après avoir enfoncé une première épée.
ARTICLE 82
Si,
dix minutes après la première passe de muleta l'animal n'est pas mort, le président
ordonnera que soit donné le premier avis, trois minutes après le second, et deux
minutes plus tard le troisième et dernier.
Le matador et les autres toreros
devront alors se retirer à la barrière jusqu'à ce que l'animai regagne les corrals
ou soit « apuntillado » en piste. Au cas où il serait impossible de faire rentrer
l'animal dans les corrals ou de le tuer avec la puntilla en piste, le président
ordonnera au matador suivant dans l'ordre des interventions de le mettre à mort
soit avec l'épée ou avec le descabello en fonction de l'état de l'animal.
Une fois ordonnée la grâce par le président au moyen du mouchoir réglementaire, le matador devra quand même simuler l'exécution de la mise à mort. Pour cela, il utilisera une banderille à la place de l'épée.
Une fois simulée la mise à mort et plantée la banderille on rentrera l'animal au corral où lui seront prodigués les soins indispensables à sa récupération physique.
Dans un tel cas, si le matador a été récompensé d'une ou deux oreilles ou exceptionnellement de la queue, on simulera la remise de ces trophées.
Lorsqu'un animal sera gracié, l'éleveur sera tenu de rembourser à l'organisateur le prix de la viande.
ARTICLE 83
Les trophées octroyés aux matadors consistent en salut au « tiers », tour de piste, concession d'une ou de deux oreilles du toro abattu et la sortie sur les épaules par la porte principale de la plaza. L'éventuel octroi de la queue sera laissé à la seule appréciation du Président.
Les
trophées seront concédés de la manière suivante :
- les saluts et le tour
de piste seront effectués par le matador conformément aux souhaits du public qui,
par ses applaudissements en aura exprimé le désir.
- la concession d'une
oreille sera accordée par le Président sur pétition majoritaire du public. L'octroi
de la seconde oreille sera de la seule compétence du Président qui pour se faire,
prendra en compte la demande du public, le comportement de l'animal pendant le
combat, la bonne conduite de celui-ci dans tous les tercios et le travail réalisé
tant à la cape qu'à la muleta et, principalement, la façon dont l'estocade a été
portée.
La découpe des appendices sera effectuée en présence d'un alguazil qui sera à son tour chargé de les remettre au matador. La sortie en triomphe (« a hombros ») par la porte principale de la plaza sera permise seulement lorsque le matador aura coupé deux oreilles au moins au cours de la course .
S'il y a pétition majoritaire du public, le Président pourra ordonner au moyen du mouchoir bleu, le tour de piste de la dépouille de l'animal qui l'aurait mérité par sa bravoure exceptionnelle au cours du combat.
Le ganadero ou le mayoral pourront saluer ou faire un tour de piste si la majorité du public le réclame.
ARTICLE 84
Lorsqu'un
animal aura mérité d'être gracié en raison de son excellente présentation et son
excellent comportement dans toutes les phases du combat sans exception, notamment
en prenant les piques avec style et bravoure, le Président pourra dans les circonstances
qui suivent, accorder cette grâce afin que l'animal puisse être utilisé comme
« semental », après les soins nécessités par son état physique et ses blessures,
et participer ainsi à la préservation et l'amélioration de la race et de la caste
de l'espèce.
La grâce devra être demandée majoritairement par le public ainsi
que par le matador concerné qui en manifestera expressément le désir. Il sera
de plus indispensable que le ganadero ou le mayoral de l'élevage concerné fasse
connaître son accord pour l'intermédiaire d'un alguazil.
CHAPITRE V - AUTRES DISPOSITIONS
ARTICLE 85
Le président pourra ordonner le renvoi des animaux sortis en piste si ceux-ci s'avèrent manifestement impropres au combat en raison de défauts ostensibles ou de comportement empêchant son déroulement normal.
Lorsqu'un animal deviendra inutilisable au cours du combat, de telle sorte qu'il sera nécessaire de le mettre à mort en piste au moyen de la puntilla, il ne sera pas remplacé par un autre.
Si le matador indique que l'animal qu'il est en train de combattre a déjà été toréé, le président pourra ordonner son renvoi et son remplacement par un autre.
Dès son retour aux corrals, l'animal devra obligatoirement être abattu en présence du vétérinaire.
Lorsque après un temps raisonnable il n'aura pas été possible de faire rentrer l'animal aux corrals, le président ordonnera qu'il soit mis à mort en piste par le puntillero ou, si ceci n'est pas possible, par le matador de tour, éventuellement aidé par sa cuadrilla de picadors et banderilleros.
ARTICLE 86
En cas de mauvais temps, ou de menace de mauvais temps, susceptible d'empêcher le déroulement normal de la course, le président avant que ne commence le « paseillo » demandera aux matadors leur opinion quant à la possibilité de voir le spectacle se dérouler dans des conditions normales. Il leur précisera qu'une fois commencé, celui-ci ne pourra être suspendu qu'en cas de détérioration importante et prolongée des conditions météorologiques. Il sera procédé de la même façon lorsque le vent constituera par sa violence un risque grave pour les toreros. Tenant compte de l'opinion majoritaire exprimée par les matadors, le président décidera de la célébration de la course ou de son renvoi.
Si une fois commencé le spectacle voyait son déroulement gravement perturbé par les conditions météorologiques ou autres, le président pourra ordonner sa suspension temporaire jusqu'à l'amélioration de la situation, ou en cas de persistance du mauvais temps, sa suspension définitive.
ARTICLE 87
Le déroulement des novilladas avec picadors sera soumis très exactement aux mêmes règles que les corridas de toros à l'exception de celles relatives aux caractéristiques du bétail. (Articles 43,44 et 46 du présent règlement)
ARTICLE 88 - CORRIDAS DE REJONES
1 - Sur l'affiche annonçant un spectacle où interviennent des rejoneadors, on précisera si le bétail à combattre a ou non ses défenses intactes. Dans le premier cas, les examens préalables et post-mortem seront identiques à ceux prévus par le présent règlement pour les CORRIDAS DE TOROS et NOVILLADAS AVEC PICADORS.
2 - Les rejoneadors devront présenter un cheval de plus qu'il n'y aura d'animaux à combattre, quel que soit l'état des armures de ceux-ci, intactes ou épointées.
3 - L'ordre d'intervention des rejoneadors alternant avec des matadors à pied sera déterminé d'un commun accord entre les différents participants et l'organisateur ou éventuellement par ce dernier seulement, en fonction de l'état de la piste.
4
- Lorsque le rejoneador ne combattra qu'un seul animal, il sera aidé par deux
peones qui se conformeront à ses instructions en s'abstenant de couper brutalement
ou de casser la charge de l'animal.
Lorsqu'il en combattra plusieurs, il
engagera un banderillero de plus qu'il n'y aura d'animaux à combattre et, en cas
de combat en « colleras » - par paire - chacun des deux rejoneadors engagera un
banderillero supplémentaire.
5
- Les rejoneadors ne pourront poser à chaque animal plus de trois « rejones »
de châtiment, et plus de trois « farpas » si la corrida se donne à la mode portugaise.
Ils pourront poser à chaque toro quatre banderilles longues, la dernière pouvant
être posée à deux mains, et trois banderilles courtes ou trois « roses ».
Lorsque le président aura ordonné le changement de tercio, le rejoneador utilisera
les rejones de mort dont il ne pourra poser que trois au maximum et ne pourra
mettre pied à terre, pas plus que ne pourra intervenir le « sobresaliente » (ex-matador
de toros ou de novillos), afin de mettre l'animal à mort s'il n'a été posé auparavant
- ou essayé de poser - un rejon de mort au minimum.
6 - Si cinq minutes après le changement de tercio l'animal n'est pas mort, le président fera sonner le premier avis, deux minutes après le second, à la fin duquel le rejoneador devra obligatoirement mettre pied à terre s'il doit tuer lui-même ou laisser intervenir le sobresaliente qui en a la charge. Dans chaque cas, on disposera de cinq minutes après lesquelles le troisième avis sera sonné et l'animal sera renvoyé au corral.
7 - Les rejoneadors pourront intervenir par paire, mais dans ce cas ils ne pourront pas poser à eux deux, à chaque toro, plus de trois rejones de châtiment ni plus de trois farpas dans les corridas à la mode portugaise, ni quel que soit le type de corrida, à l'espagnole ou à la portugaise, plus de quatre banderilles longues et quatre banderilles courtes ou quatre roses.
Pendant
que l'un des deux rejoneadors sera en train de combattre, l'autre se tiendra à
l'écart et ne pourra s'approcher du toro jusqu'à ce que son compagnon s'en soit
écarté afin de le couvrir à nouveau.
Les deux rejoneadors ne pourront poser
plus de rejones de mort que ceux autorisés pour chaque toro.
Les
affiches concernant les Festivals seront obligatoirement soumises à l'agrément
du Maire, et devront préciser que le spectacle est organisé et se déroulera conformément
aux normes et dispositions du Règlement Taurin Municipal de l'U.V.T.F. et aux
dispositions générales applicables aux autres spectacles taurins en tenant compte
cependant des dispositions ci-après :
1 - L'examen des animaux s'effectuera
conformément aux dispositions de l'article 58 relatives à ce genre de spectacle
et pourra avoir lieu le jour de sa célébration.
2
- Lors de tels spectacles
on pourra combattre tous types d'animaux, à la condition expresse qu'il s'agisse
de mâles et qu'ils présentent les garanties sanitaires nécessaires.
3 - Les
toreros devant y prendre part pourront appartenir indifféremment à l'une des catégories
établies par leurs associations professionnelles respectives. Un novillero devra
obligatoirement participer au spectacle. Chaque cuadrilla comportera un banderillero
de plus qu'il n'y aura d'animaux à combattre, ainsi qu'un picador pour chaque
animal lorsque le festival sera piqué. En ce cas, les piques devront correspondre
à celles prévues pour chaque cagégorie d'animaux -toro ou novillo - et trois chevaux
devront être présentés.
Les affiches concernant les becerradas seront obligatoirement soumises à l'agrément du Maire, et devront préciser que le spectacle est organisé et se déroulera conformément aux normes et dispositions du Règlement Taurin Municipal de l'U.V.T.F. et aux dispositions générales applicables aux autres spectacles taurins en tenant compte cependant des dispositions ci-après :
Les
animaux mâles destinés à être combattus en becerrada, d'un âge inférieur à deux
ans, seront reconnus aptes pour ce genre de spectacle par le vétérinaire, en présence
du directeur de lidia qui déterminera s'ils présentent un danger pas trop important.
En ce cas, il en informera le président de la C.T.E.M (ou son représentant) qui
fera procéder à la diminution ou la modification des défenses des animaux nécessitant
une telle intervention.
De plus, afin d'éviter tout accident, le Maire prendra
toutes mesures lui paraissant opportunes particulièrement en ce qui concerne le
nombre de participants aux combats.
ARTICLE 91
Les
organisateurs de CORRIDAS DE REJONES, de BECERRADAS, de FESTIVALS et de TOREO
COMICO, devront justifier auprès de l'autorité municipale de la couverture sociale
de chacun des participants au spectacle, en présentant les bulletins correspondant
de sécurité sociale, espagnole ou française, ou éventuellement pour les participants
non professionnels ne pouvant être couverts par ces administrations, justifier
de la souscription d'une police d'assurance suffisante pour couvrir tous les risques
ou accidents pouvant survenir à l'occasion de la célébration du spectacle.
Ils devront également mettre en place l'assistance sanitaire prévue par les articles
11 à 17 du présent règlement.
ARTICLE 92 Le Maire fera connaître au Président de sa C.T.E.M le résultat des expertises qui lui auront été communiquées par le Président de l'U.V.T.F.
En fonction de ce résultat, le Maire, qui aura recueilli l'avis de sa C.T.E.M décidera de l'éventualité de demander au Président de l'U.V.T.F. de porter sa réclamation et sa demande de sanction auprès de l'Union des Criadores de Toros de Lidia.
ARTICLE 93
Outre celles prévues par la loi dans le cadre du Code Pénal, des sanctions pourront être prises à l'initiative du Maire dans le cadre des arrêtés municipaux et en vertu de ses pouvoirs, ceux-ci pouvant être éventuellement délégués par lui à toute personne de son choix ayant capacité de recevoir cette délégation.