Tract de notre Fédération distribué au public

Distribué au public à l'entrée des arènes, il contient, sur un document pratique à tenir dans la main, les informations que nous considérons essentielles pour juger du bon déroulement de la corrida.

Une édition espagnole est aussi diffusée le matin des corridas aux cuadrillas en leur disant qu'elles doivent s'attendre à des réactions du public en cas de manquement de leur part au Règlement Taurin Municipal, car le même tract en français est distribué aux spectateurs.

Ce tract est de couleur violette comme le mouchoir que la Fédération a lancé pour que le public manifeste sa réprobation si les toros lidiés n'ont pas l'âge requis, si, de façon indéniable, les cornes ont été manipulées ou si le tercio des piques est très mal exécuté.

I - La présentation des toros

1 - L'âge du toro

Il doit être au minimum de 4 ans en Corrida et 3 ans en Novillada.
L'âge est vérifiable par le chiffre placé sur l'épaule du toro qui représente
le dernier chiffre de son année de naissance.

2 - La morphologie

Elle doit être dans le type de l'élevage. Les origines donnent des différences significatives de tailles et de poids. Pour une Corrida, le poids doit être au minimum de 435 kg dans les arènes françaises de 1ère catégorie et 410 kg dans les arènes de 2ème catégorie.
L'excédent de poids (par rapport au type de l'élevage) est nuisible au bon déroulement du combat.

3 - Les cornes

Elles ne doivent pas avoir été manipulées.
Des cornes visiblement raccourcies, qui éclatent en pinceau ou qui saignent imposent une expertise.

4 - Le toro doit être en bon état physique au moment de son entrée en piste, sinon, un défaut de vue, une corne cassée, une boiterie importante par exemple justifient son remplacement.

Note : Au cours du combat, les toreros ne doivent pas faire frapper les toros contre la barrière.

II - Le tercio des piques

1 - Le cheval doit être placé à l'extérieur du cercle le plus grand, perpendiculairement à celui-ci et le plus loin possible de la porte du toril. Le picador doit faire le "cite" (appel) et recevoir le toro de face.

2 - Le torero doit placer le toro face au cheval à l'intérieur du cercle le plus petit.

3 - La pique doit être placée à la base du "morrillo" (muscle du cou), l'impact devant précéder le contact entre le toro et le cheval. La pyramide à 3 faces qui forme l'extrémité de la pique doit être positionnée une face vers le haut.

4 - Le cavalier maintient la pique sans à-coup tant que le toro est au contact et doit "ouvrir la sortie" pour permettre au torero d'enlever rapidement le toro. Il ne doit pas fermer la sortie vers le centre ("carioca").

5- Le toro doit être piqué autant de fois que ses forces l'exigent. La mono-pique interminable doit être bannie, plusieurs piques sont indispensables pour permettre au toro d'exprimer sa bravoure.

Le nombre de piques, deux au minimum, est de la compétence du président de la corrida. Un toro de combat digne de ce nom doit supporter au moins deux piques normalement exécutées.
Note : Exceptionnellement si le toro est "manso" (refus de s'employer à la pique ou encore fuite devant le cheval) les placements du toro et du cheval seront adaptés afin de pouvoir piquer le toro autant que nécessaire.
Attention : Les picadors et les banderilleros sont aux ordres du matador, seul responsable du déroulement du combat et, le cas échéant, des incidents qui peuvent survenir.

Le matador qui ne respecte pas les règles du tercio des piques ne mérite aucun trophée.

A l'initiative de la Fédération des Sociétés Taurine de France, agiter un mouchoir violet permet aux aficionados d'exprimer leur désapprobation lorsque l'éthique de la corrida n'est pas respectée.