Juillet 2021,

un mois de juillet bien rempli, bien rempli de toros

Tiercé gagnant 32 - 66 - 40 dans l'ordre chronologique,

Vic - Céret - Mont de Marsan

Un vent dominant, un vent rafraîchissant, enfin des toros puissants, encastés, braves, « des toros qu'il fallait consentir car ils permettaient », enfin pas tous.

En réalité : des toros, des hommes, de l'émotion, vingt passes pas plus. N'est-ce pas cela la vraie tauromachie ?

Quelques phrases interchangeables d'Occitanie en Nouvelle Aquitaine :

« Nous aimons le Toro, nous en avons eu » !

« D'une présentation magnifique, assez compliqués mais toréables avec du métier » et de l'envie !

« Ce ne fut pas toujours le cas ; en plus les piqueros ont été honteux, ils ont saboté le tiers de varas ».

Des leçons d'authenticité, les fondamentaux retrouvés : parar, mandar et templar lorsque c'est possible. Doblones et trincheras comme s'il en pleuvait...

 

Trois noms se détachent :

Lopez Chavez délivre une leçon de toreo

Sanchez Vara indiscutable devant les indomptables navarrais

Alberto Lamelas vaillant et méritant encore plus que d'habitude

N'oublions pas Antonio Ferrera qui, dans un registre différent, a fait le show dans le bon sens du terme avec les ressources qu'on lui connaît et qu'il est difficile de lui dénier, excellent ambassadeur d'une tauromachie qui valorise et fait aimer le toro, c'est particulièrement adapté aux non initiés.

 

Quelques phrases pour illustrer le propos mais surtout ce qui s'est passé en piste de Vic à Mont de Marsan en passant par Céret :

« Il y a pas mal de temps que le garçon s'y colle et dans les courses dites dures, le succès n'est pas toujours assuré mais avec le courage et la volonté on peut faire des miracles, pour cela il faut être deux vaillants encastés et décidés...

Sort le 6°toro, applaudi. Reçu par véroniques et ½, très bien.Le toro montre déjà sa grande qualité. Un tiers de piques comme on voudrait toujours en voir. Le toro de grande caste et avec un galop de toro de combat nous offre un merveilleux spectacle à trois reprises en partant de très loin dans un style de grand toro (pas innocent).

La faena est allée a mas en permanence. Le garçon d'un courage qu'on lui connaît a su trouver tous les gestes pour harmoniser son œuvre. Toro extra, torero engagé, cela ne peut donner que du grand art. Une grande entière, le toro chute, grande ovation, deux oreilles et vuelta au toro. Public debout applaudissant les deux héros ; quel final.

Après un an sans toros je suis satisfait de revivre de bons moments de grande émotion taurine ».

 

À vous de trouver où cela s'est passé...

Pourvu que ça dure...

 

Michel Jean et Dominique Valmary